Clément de Rome

Clément de Rome

Les Pères de l'Église : APOSTOLIQUE

4ᵉ pape de l'Église catholique
Date de naissance vers 35 ap. J.-C., Rome, Italie
Date de décès incertaine, Chersonèse, Sébastopol

"… Notre attention se tourne bien tardivement à notre gré vers les affaires en litige parmi vous, vers cette sédition inadmissible et déplacée chez les élus de Dieu, exécrable et impie, qu’un petit nombre de meneurs téméraires et insolents ont allumée et portée à un tel degré de démence que votre nom révéré, glorieux et aimable à tous en est grandement décrié."

Disciple de saint Paul qui en parle dans sa lettre aux Philippiens (4, 3), il est l’un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome. Mais on sait peu de choses de son pontificat en ce temps de l’Eglise naissante.

Sa lettre aux Corinthiens est le premier document où l’on voit l’Eglise de Rome intervenir dans une autre Eglise pour qu’y vive la charité, document inappréciable par la fraîcheur du texte si proche des rédactions des évangélistes. Selon la tradition, non vérifiée, il aurait été exilé en Crimée, à Cherson, où il aurait subi le martyre par noyade. Ses reliques furent ramenées à Rome par les saints Cyrille et Méthode au 9e siècle.


MARTYROLOGIE

Clément, trop influent sur l'aristocratie romaine et qui refuse de sacrifier aux dieux de Rome, est exilé dans les mines de Cherson en Crimée ; au moment de son arrestation, il aurait renoncé au pontificat et nommé Évariste comme son successeur afin que l'Église ne restât pas sans chef. Selon une oeuvre grecque du Ve siècle : sous le règne de Trajan (98-117), le pape Clément a été déporté au-delà du Pont-Euxin, en Chersonèse Taurique (Crimée) dans les carrières de marbre du désert proche de Cherson (aujourd'hui Sébastopol) où se trouvaient déjà deux mille chrétiens condamnés par l'empereur ; finalement, pour mettre un terme à son apostolat auprès des prisonniers, on lui aurait attaché une ancre au cou avant de le précipiter dans la mer.

Clément de Rome
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