VATICAN I (CONSTITUTION DOGMATIQUE)

24 octobre 2020, 13:15:59

Giovanni Maria Mastai Ferretti, né à Senigallia le 13 mai 1792 et mort au Vatican le 7 février 1878, est le 255ᵉ pape de l’Église catholique, élu le 16 juin 1846 sous le nom de Pie IX. Son pontificat de 31 ans est le plus long de l'histoire de la papauté après, selon la tradition, celui de Pierre.

VIDEO SUR LE SUJET

SYNOPSIS

Le premier concile œcuménique du Vatican, ou simplement appelé Vatican I, est le XXᵉ concile œcuménique de l'Église catholique. Il se tient du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870. Convoqué par Pie IX, il définit notamment l'infaillibilité pontificale. Il est interrompu quand les troupes italiennes envahissent Rome

LE SYMBOLE DU CONCILE

LES CANONS DU CONCILE

L'évêque Pio, serviteur des serviteurs de Dieu, avec l'approbation du Saint Conseil. En mémoire perpétuelle.

Le Pasteur éternel et Evêque de nos âmes, afin de rendre éternelle l'œuvre salutaire de la Rédemption, a décidé d'établir la sainte Eglise, dans laquelle, comme dans la maison du Dieu vivant, tous les fidèles se trouveraient unis dans le lien d'une seule foi et charité. C'est pourquoi, avant d'être glorifié, il a prié le Père non seulement pour les Apôtres, mais aussi pour tous ceux qui croiraient en Lui par leur parole, afin que tous soient un, comme le Fils et le Père sont un. Il a donc envoyé les Apôtres, qu'il avait choisis dans le monde, de la même façon que lui-même avait été envoyé par le Père : il voulait donc que les Pasteurs et les Docteurs soient présents dans son Eglise jusqu'à la fin des temps.

Pour que l'épiscopat lui-même soit un et indivisible et que toute la multitude des croyants, à travers les prêtres étroitement unis entre eux, soit préservée dans l'unité de la foi et de la communion, en mettant le bienheureux Pierre avant les autres Apôtres, il a voulu fonder en lui le principe éternel et le fondement visible de la double unité : sur sa force devait s'élever le temple éternel, et la grandeur de l'Église, dans l'immuabilité de la foi, pouvait s'élever jusqu'au ciel [Saint Léon M., Serm. IV al. III, ch. 2 in diem Natalis sui]. Et comme les portes de l'enfer sont de plus en plus furieuses contre son fondement, voulu par Dieu, comme si elles voulaient, si c'était possible, détruire l'Eglise, nous considérons qu'il est nécessaire, pour la garde, la sécurité et la croissance du troupeau catholique, avec l'approbation du Saint Conseil, de proposer la doctrine relative à l'institution, à la pérennité et à la nature de la Primauté Apostolique sacrée, sur laquelle se fonde la force et la solidité de toute l'Eglise, comme une vérité de foi à embrasser et à défendre par tous les fidèles, selon l'ancienne et constante croyance de l'Eglise universelle, et à rejeter et condamner les erreurs contraires, si dangereuses pour le troupeau du Seigneur.

Chapitre I - Institution de la primauté apostolique en la personne du bienheureux Pierre

Nous proclamons et affirmons donc, sur la base des témoignages de l'Évangile, que la primauté de la juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et conférée au bienheureux apôtre Pierre par le Christ Seigneur de manière immédiate et directe. Ce n'est qu'à Simon, en effet, à qui il avait déjà adressé : "Tu seras appelé Céphas" (Jn 1, 42), après avoir fait sa confession : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant", que le Seigneur a adressé ces paroles solennelles : "Heureux es-tu, Simon Bariona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que vous avez lié sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que vous avez délié sur la terre sera délié dans les cieux" (Mt 16, 16-19). Et à Simon Pierre seul, après sa résurrection, Jésus a conféré la juridiction de berger et de guide suprême sur toute sa bergerie avec les mots : "Pais mes agneaux, paître mes brebis" (Jn 21, 15-17). À cette doctrine claire des Saintes Écritures, telle qu'elle a toujours été interprétée par l'Église catholique, s'opposent brutalement les mauvaises opinions de ceux qui, en déformant la forme de gouvernement décidée par le Christ Seigneur dans son Église, nient que le Christ seul ait investi Pierre de la véritable primauté de juridiction qui le place avant les autres Apôtres, qu'ils soient pris individuellement ou collectivement, ou de ceux qui soutiennent une primauté non pas confiée directement et immédiatement au bienheureux Pierre, mais à l'Église et, par son intermédiaire, à l'Apôtre en tant que ministre de l'Église elle-même.

Si donc quelqu'un affirme que le bienheureux Apôtre Pierre n'a pas été constitué par le Christ, Prince de tous les Apôtres et chef visible de toute l'Église militante, ou qu'il n'a pas reçu de notre Seigneur Jésus-Christ lui-même une véritable primauté de juridiction, mais seulement d'honneur : qu'il soit anathème.

Chapitre II - Perpétuité de la primauté du bienheureux Pierre chez les pontifes romains

Ce que le Prince des bergers, et grand pasteur de toutes les brebis, le Seigneur Jésus-Christ, a institué dans le bienheureux Apôtre Pierre pour rendre le salut et le bien de l'Église continus et pérennes, est donc nécessaire, par la volonté de ceux qui l'ont institué, pour durer éternellement dans l'Église qui, fondée sur la pierre, restera ferme jusqu'à la fin des temps. Nul ne peut en douter, car il est bien connu de tous les temps que le très saint et très béni Pierre, Prince et Chef des Apôtres, pilier de la foi et fondement de l'Église catholique, a reçu les clés du royaume de Notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur de l'humanité : il vit, préside et juge dans ses successeurs, les évêques du Saint-Siège romain, fondés et consacrés par lui avec son sang [Conciles d'Éphèse, Acte III]. Il s'ensuit que quiconque succède à Pierre dans cette chaire, en vertu de l'institution du Christ lui-même, obtient la primauté de Pierre sur toute l'Église. Par conséquent, ce que la vérité a disposé ne faiblit pas, et le bienheureux Pierre, persévérant dans la force qu'il a reçue, de pierre incontestable, n'a jamais détourné sa main de la direction de l'Eglise [S. Leo M., Serm. III al. II, ch. 3]. C'est donc la raison pour laquelle les autres Églises, c'est-à-dire tous les fidèles de toutes les parties du monde, ont dû diriger l'Église de Rome, en raison de sa position de prééminence autoritaire, afin que dans ce Siège, d'où sont déversés tous les droits de la communion divine, ils soient articulés, comme des membres reliés à la tête, en un seul corps [S. Leo M., Serm. Iren, Adv. haer, I, III, c. 3 et Conc. Aquilei. a. 381 inter epp. S. Ambros, ep. XI].

Si donc quelqu'un affirme que ce n'est pas par la disposition du Christ Seigneur lui-même, c'est-à-dire par droit divin, que le bienheureux Pierre a pour toujours des successeurs dans la Primauté sur l'Église universelle, ou que le Pontife romain n'est pas le successeur du bienheureux Pierre dans cette même Primauté : qu'il soit anathème.

Chapitre III - La force et la nature de la primauté du pontife romain

Soutenus donc par les témoignages sans équivoque des lettres sacrées et en pleine harmonie avec les décrets clairs et exhaustifs tant des Pontifes romains Nos Prédécesseurs que des Conseils généraux, nous réitérons la définition du Concile oecuménique florentin qui s'impose à tous les croyants en Christ, comme la vérité de la foi, que le Saint Siège Apostolique et le Pontife Romain détiennent la Primauté sur toute la terre, et que le Pontife Romain lui-même est le successeur du Bienheureux Pierre, Prince des Apôtres, le vrai Vicaire du Christ, le chef de toute l'Eglise, le père et le maître de tous les chrétiens ; à lui, en la personne du bienheureux Pierre, a été confié, par notre Seigneur Jésus-Christ, le plein pouvoir de guider, de régir et de gouverner l'Église universelle. Tout cela est également contenu dans les actes des conciles œcuméniques et dans les canons sacrés.

Nous proclamons et déclarons donc que l'Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la primauté du pouvoir ordinaire sur tous les autres, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, véritable pouvoir épiscopal, est immédiat : tous, pasteurs et fidèles, quels que soient leur rite et leur dignité, sont liés à elle par l'obligation de subordination hiérarchique et de véritable obéissance, non seulement dans les choses qui appartiennent à la foi et à la morale, mais aussi dans celles qui concernent la discipline et le gouvernement de l'Église, dans le monde entier. Ainsi, ayant sauvegardé l'unité de communion et la profession de la même foi avec le Pontife romain, l'Église du Christ sera un seul troupeau sous un seul pasteur suprême. C'est la doctrine de la vérité catholique, à laquelle personne ne peut déroger sans perdre la foi et sans risquer le salut.

Ce pouvoir du Souverain Pontife ne porte en rien préjudice au pouvoir de juridiction épiscopale, ordinaire et immédiate, par lequel les évêques, installés par l'Esprit Saint à la place des Apôtres, en tant que successeurs, guident et gouvernent, en véritables pasteurs, le troupeau assigné à chacun d'eux, il est même confirmé, renforcé et défendu par le Pasteur suprême et universel, comme l'affirme solennellement saint Grégoire le Grand : "Mon honneur est celui de l'Église universelle. Mon honneur est la force solide de mes frères. Je me sens vraiment honoré lorsque chacun d'entre eux n'est pas privé de l'honneur qui lui est dû" [Ep. ad Eulog. Alexandrin., I, VIII, ep. XXX].

Du pouvoir suprême du Pontife Romain de gouverner toute l'Eglise, découle aussi le droit de communiquer librement, dans l'exercice de sa charge, avec les pasteurs et les troupeaux de toute l'Eglise, afin de pouvoir les former et les orienter sur le chemin du salut. Nous condamnons et rejetons donc les affirmations de ceux qui considèrent qu'il est licite d'entraver cette relation de communication du Chef suprême avec les pasteurs et les troupeaux, ou qui veulent le réduire en esclavage par le pouvoir civil, car ils soutiennent que les décisions prises par le Siège apostolique, ou par sa volonté, pour le gouvernement de l'Église, ne peuvent avoir force et valeur que si elles sont confirmées par le pouvoir civil.

Et puisque par la loi divine de la Primauté Apostolique le Pontife Romain est placé à la tête de toute l'Eglise, nous proclamons et affirmons aussi qu'il est le juge suprême des fidèles [Pie VI, Breve Super Soliditate, d. 28 nov. 1786] et que dans toute controverse qui pourrait surgir dans l'examen de l'Eglise, il peut être fait appel à son jugement [Conc. Oecum. Lugdun. II]. Il est évident que le jugement du Siège Apostolique, qui détient la plus haute autorité, ne peut être remis en cause par quiconque ni soumis à un examen par quiconque [Ep. Nicolai I ad Michaelem Imperatorem]. Ceux qui prétendent qu'il est possible d'avoir recours au Conseil œcuménique, comme s'il était investi d'un pouvoir supérieur, contre les jugements des Pontifes romains, s'écartent donc du droit chemin de la vérité.

Par conséquent, si quelqu'un affirme que le Pontife romain n'a qu'une tâche d'inspection ou de direction, et non le plein et suprême pouvoir de juridiction sur toute l'Église, non seulement en ce qui concerne la foi et la morale, mais aussi en ce qui concerne la discipline et le gouvernement de l'Église répandue sur toute la terre ; ou qu'il n'est investi que du rôle principal et non de toute la plénitude de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n'est pas ordinaire et direct à la fois sur toutes les Églises et sur chacune d'entre elles, et sur tous les fidèles et les pasteurs : qu'il soit anathème.

Chapitre IV - Le Magistère infaillible du Pontife romain

Ce Saint-Siège a toujours soutenu que dans la Primauté apostolique elle-même, possédée par le Pontife romain en tant que successeur du bienheureux Pierre Prince des Apôtres, se trouve également le pouvoir suprême du magistère. Cela est confirmé par la tradition constante de l'Église ; cela a été déclaré par les conciles œcuméniques eux-mêmes et, d'une manière particulière, par ceux où l'Orient s'est mis d'accord avec l'Occident dans le lien de la foi et de la charité. Ce sont précisément les Pères du quatrième concile de Constantinople, sur les traces de leurs ancêtres, qui ont fait cette profession solennelle : "Le salut consiste avant tout à sauvegarder les normes de la foi juste. Et comme il n'est pas possible d'ignorer la volonté de notre Seigneur Jésus-Christ qui proclame : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église", ces paroles trouvent une confirmation dans la réalité des choses, car au sein du Siège Apostolique la religion catholique a toujours été maintenue pure, et la sainte doctrine professée. C'est pourquoi, ne voulant en aucune façon être séparés de cette foi et de cette doctrine, nous nourrissons l'espoir de pouvoir nous maintenir dans l'unique communion prêchée par le Siège Apostolique, car c'est en elle que réside toute la véritable solidité de la religion chrétienne" [Ex formule S. Hormisdae Papae, prout ab Hadrian II Patribus Concilii Oecumenici VIII, Constantinopolitani IV, proposita et ab iisdem subscripta est]. Au moment où le deuxième Conseil de Lyon a été approuvé, les Grecs ont déclaré "La Sainte Église romaine se voit attribuer la primauté et la principauté pleines et entières sur toute l'Église catholique et, en toute sincérité et humilité, il est reconnu qu'elle l'a reçue, avec la plénitude de la puissance, du Seigneur lui-même en la personne du Bienheureux Pierre, Prince et Chef des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur, et comme il lui appartient, avant tout autre, de défendre la vérité de la foi, si des questions se posent en matière de foi, il lui appartient de les définir par son propre jugement. Finalement, le Concile de Florence a publié cette définition : "Le Pontife romain, véritable Vicaire du Christ, est le chef de toute l'Église, le père et le maître de tous les chrétiens : à lui, en la personne du Bienheureux Pierre, a été confié, par notre Seigneur Jésus-Christ, le pouvoir suprême de gouverner et de diriger toute l'Église".

Pour remplir cette tâche pastorale, nos prédécesseurs se sont toujours attachés à diffuser la saine doctrine du Christ parmi tous les peuples de la terre, et avec un dévouement égal, ils ont veillé à la maintenir aussi authentique et pure qu'elle leur avait été confiée. C'est pour cette raison que les évêques du monde entier, maintenant réunis individuellement en Synode, gardant la foi dans la longue coutume des Églises et sauvegardant le cours de l'ancienne règle, surtout quand il y avait des dangers dans l'ordre de la foi, ont eu recours à ce Siège Apostolique, où la foi ne peut pas manquer, afin qu'il procède à la première personne pour réparer les dommages [Sf.] Les Pontifes romains eux-mêmes, comme la situation du moment l'exigeait, maintenant avec la convocation de Conciles œcuméniques ou avec une enquête pour connaître la pensée de l'Église dispersée dans le monde, maintenant avec des Synodes particuliers ou avec d'autres moyens mis à disposition par la Providence divine, ont défini que ce qu'ils avaient reconnu comme conforme aux Saintes Écritures et aux traditions apostoliques devait être maintenu. L'Esprit Saint, en effet, n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour révéler, avec son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour garder scrupuleusement et faire connaître fidèlement, avec son assistance, la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi. C'est précisément cette doctrine apostolique que tous les vénérables Pères ont embrassée et que les saints docteurs orthodoxes ont vénérée et suivie, sachant bien que ce Siège de Saint-Pierre est toujours à l'abri de toute erreur en vertu de la promesse divine faite par le Seigneur, notre Sauveur, au Prince de ses disciples : "J'ai prié pour vous, afin que votre foi ne faiblisse pas, et que vous, une fois convertis, vous confirmiez vos frères".

Ce charisme infaillible de vérité et de foi a donc été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs à cette chaire, afin qu'ils puissent exercer leur haute fonction pour le salut de tous, que tout le troupeau du Christ, détourné des pâturages empoisonnés de l'erreur, puisse être nourri de la nourriture de la doctrine céleste, et qu'après avoir éliminé ce qui conduit au schisme, l'Église entière puisse rester une et, reposant sur son fondement, puisse résister inébranlablement aux portes de l'enfer.

Mais comme c'est précisément en ce moment, où la saine présence du ministère apostolique est particulièrement nécessaire, que de nombreuses personnes s'opposent à son pouvoir, nous considérons qu'il est vraiment nécessaire de proclamer, de manière solennelle, la prérogative que le Fils unique de Dieu a daigné lier à la charge pastorale suprême.

C'est pourquoi, fidèles à la tradition reçue depuis les débuts de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et pour le salut des peuples chrétiens, avec l'approbation du Concile sacré, nous proclamons et définissons le dogme révélé par Dieu que le Pontife romain, en parlant ex cathedra, C'est-à-dire que lorsqu'il exerce sa fonction suprême de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, et qu'en vertu de son pouvoir apostolique suprême il définit une doctrine sur la foi et les coutumes, il lie toute l'Église, par l'assistance divine qui lui est promise en la personne du bienheureux Pierre, il jouit de cette infaillibilité avec laquelle le divin Rédempteur a voulu que son Église soit accompagnée dans la définition de la doctrine sur la foi et les coutumes : Ces définitions du Pontife romain sont donc immuables en elles-mêmes, et non pas avec le consentement de l'Église.

Si quelqu'un a donc la présomption de s'opposer à cette définition de la nôtre, Dieu nous en garde : qu'il soit anathème.

Donné à Rome, lors de la séance publique solennellement célébrée dans la basilique du Vatican, en l'an 1870 de l'Incarnation du Seigneur, le 18 juillet, vingt-cinquième année de notre pontificat.

-----------------------------------------------------------------

*U. Bellocchi (édité par), Toutes les encycliques et les principaux documents papaux publiés depuis 1740, vol. IV : Pie IX (1846-1878), pp. 334-340, 1995, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican.