LES CONCILES DE L'ÉGLISE

  Avant le grand schisme d'Orient en 1054 
Les Conciles Généraux
concile de nicée i

20 Mai 325 - 25 Juillet 325

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Pour la première fois, l’Église invite ses évêques d’Orient et d’Occident à se rassembler. L’empereur Constantin Ier  est à l’initiative de cette assemblée à Nicée, un de ses palais d’été (aujourd’hui Iznik, en Turquie). Le principal objectif de ce concile est de permettre la première définition d’un dogme, celui de la divinité de Jésus-Christ. Il s’agit ainsi de mettre fin aux querelles qui agitent l’Église concernant la nature humaine et divine du Christ et de sa relation avec le Père.

constantinople I

Mai 381 - Juillet 381

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Pour réaffirmer solennellement la sainte doctrine (le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans une égale majesté et une sainte Trinité), un concile est convoqué de mai à juillet 381. 150 évêques catholiques et 36 évêques hérétiques (macédoniens, notamment, c’est-à-dire, partisans de Macedonius, évêque de Constantinople qui niait l’égale divinité de l’Esprit) participent à cette assemblée. Les pères conciliaires viennent tous de la partie orientale de l’Empire. 

Concile d'ÉPHÈSE I

22 Juin 431 - 31 Juillet 231

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Convoqué par les empereurs d’Orient et d’Occident, ce concile ouvre la voie au culte marial. Il consacre, en effet, la Vierge Marie comme « mère de Dieu ». Il rappelle aussi l’union indivisible de la nature divine et de la nature humaine du Christ en une seule personne.

CONCILE DE CHALCÉDOINE

8 Octobre 451 - 1 Novembre 451

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Le concile est convoqué pour apaiser les querelles doctrinales qui agitent encore les pères de l’Église concernant la nature du Christ. Le monophysisme est condamné. Il s’agit d’une doctrine selon laquelle Jésus-Christ n’aurait qu’une nature divine et n’aurait pas de nature humaine. C’est l’occasion, par ailleurs, de se pencher sur des questions disciplinaires, en fixant notamment l’obligation du célibat pour les religieuses et les moines de manière impérative, ou encore l’obligation, pour chaque évêque, de faire administrer les biens de son diocèse par un économe, ou encore de ne pas faire des ordinations pour de l’argent.

CONCILE DE NICÉE II

24 septembre 787 - 23 octobre 787

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Durant ce concile sont abordées des questions à la fois doctrinales et disciplinaires. Parmi les décisions les plus intéressantes, quelque 300 pères conciliaires confirment la légitimité et l’efficacité spirituelle de la représentation du Christ, de la Vierge et des saints. Par ailleurs, il est rappelé la modestie requise des clercs dans leurs habits, l’interdiction des monastères doubles, c’est-à-dire des monastères qui accueillent à la fois des hommes et des femmes.

CONSTANTINOPLE II

4 Mai 553 - 2 Juin 553

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Les querelles doctrinales se poursuivent au sein de l’Église. Les hérésies se multiplient. L’assemblée condamne notamment les Trois Chapitres , c’est le nom donné à un ensemble de propositions attribuées à trois théologiens grecs du Ve  siècle, se réclamant du nestorianisme (du patriarche de Constantinople Nestorien), une doctrine qui affirme que deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistent en Jésus-Christ.

CONSTANTINOPLE IV (Catho)

15 octobre 869 - 28 février 870

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Il s’agit du dernier concile qui se soit déroulé en Orient. L’un des objectifs de cette assemblée est de mettre fin à un schisme, celui du patriarche de Constantinople, Photius, qui avait rompu avec le pape. Ce concile n’a pas été reconnu par l’Église byzantine et donc par les orthodoxes.

CONSTANTINOPLE III

7 Novembre 680 -16 Septembre 681

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Le concile fait suite à un bouleversement géopolitique dans l’Empire byzantin avec l’avancée de l’islam. Cinq patriarcats tombèrent entre les mains des musulmans, dont celui de Jérusalem en 638, et d’Alexandrie en 642. L’heure est donc à l’unité. C’est pourquoi les 174 évêques présents veulent rétablir la paix doctrinale, notamment sur la nature du Christ, pleinement homme et pleinement Dieu à la fois, contrairement à la doctrine du monothélisme qui prétend que Jésus-Christ n’avait qu’une seule volonté, la volonté divine, même s’il avait deux natures (humaine et divine).

CONSTANTINOPLE IV (ORTHO)

879 - 880

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Ce concile de Photios de 879/880 est reconnu par l'Église orthodoxe en tant que synode local et figure dans le recueil canonique du Pédalion et ses conclusions sont comptées parmi l'enseignement officiel de l'Église orthodoxe.

Le Concile de 879 annule formellement celui de 869 à la demande du légat de Jean VIII, Paul d'Ancône qui en signant déclare : « Je rejette et j'anathématise le synode qui fut convoqué contre lui [...] tout cela, je le déclare conformément au commonitorium, abrogé, anathématisé et rejeté, et je ne place en aucun cas cette assemblée au nombre des saints synodes. »