HIPPOLYTE DE ROME

RÉFUTATION D'HÉRÉSIE : LIVRE IV : PARTIE I

Titre 5
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SOMMAIRE

LIVRE AUDIO

CHAPITRE

Chapitre 1. Le système des astrologues ; l'influence sidérale ; la configuration des étoiles.


Mais dans chaque signe zodiacal, ils appellent limites des étoiles celles dans lesquelles chacune des étoiles, d'un quartier à l'autre, peut exercer la plus grande influence ; à propos desquelles il n'y a pas parmi elles, selon leurs écrits, de simple divergence d'opinion fortuite. Mais ils disent que les étoiles sont suivies comme des satellites lorsqu'elles sont au milieu d'autres étoiles, en continuité avec les signes du Zodiaque ; comme si, lorsqu'une étoile particulière peut avoir occupé les premières portions du même signe du Zodiaque, et une autre la dernière, et une autre ces portions au milieu, on dit que celle qui est au milieu est gardée par ceux qui tiennent les portions aux extrémités. Et on dit qu'elles se regardent les unes les autres, et qu'elles sont en conjonction les unes avec les autres, comme si elles apparaissaient dans une figure triangulaire ou quadrangulaire. Ils prennent donc la forme d'un triangle, et se regardent les uns les autres, qui ont une distance intermédiaire s'étendant sur trois signes zodiacaux ; et ils prennent la forme d'un carré ceux qui ont un intervalle s'étendant sur deux signes. Mais de même que les parties sous-jacentes sympathisent avec la tête, et la tête avec les parties sous-jacentes, de même les choses terrestres avec les objets superlunaires. Mais il y a une certaine différence et un certain manque de sympathie entre ces deux éléments, de sorte qu'ils n'impliquent pas un seul et même point de jonction.



Chapitre 2. Doctrines concernant les éons ; l'astrologie chaldéenne ; l'hérésie qui en découle.


Utilisant ces (analogies), Euphrate le Pératique, et Acembes le Carystien, et le reste de la foule de ces (spéculateurs), imposant des noms différents de la doctrine de la vérité, parlent d'une sédition d'Éons, et d'une révolte des puissances du bien contre le mal (les êtres), et de la concorde du bien avec le mal (Éons), les appelant Toparchai et Proastioi, et bien d'autres noms. Mais toute cette hérésie, telle qu'ils l'ont tentée, je l'expliquerai et la réfuterai lorsque nous aborderons le sujet de ces (ères). Mais maintenant, de crainte que quiconque ne pense que les opinions des Chaldéens sur la doctrine astrologique sont dignes de confiance et sûres, nous n'hésiterons pas à fournir une brève réfutation à ce sujet, en établissant que cet art futile est calculé pour tromper et aveugler l'âme qui se livre à de vaines espérances, plutôt que pour lui profiter. Et nous plaidons en faveur de ces derniers, non pas en fonction d'une quelconque expérience de l'art, mais à partir de connaissances fondées sur des principes pratiques. Ceux qui ont cultivé cet art, sont devenus des disciples des Chaldéens, et ont communiqué des mystères comme s'ils étaient étranges et étonnants aux hommes, en ayant changé les noms (simplement), ont concocté leur hérésie à partir de cette source. Mais puisque, estimant que l'art astrologique est puissant, et se servant des témoignages de ses mécènes, ils souhaitent se fier à leurs propres tentatives de conclusions, nous allons maintenant, comme cela nous a semblé opportun, prouver que l'art astrologique est intenable, car notre intention est d'invalider également le système Pératique, en tant que branche issue d'une racine instable.



Chapitre 3. L'horoscope, fondement de l'astrologie ; l'indécouverte de l'horoscope ; donc la futilité de l'art chaldéen.


Le principe originel, et pour ainsi dire le fondement, de tout l'art, est la fixation de l'horoscope. Car de celui-ci découlent le reste des points cardinaux, ainsi que les déclinaisons et les ascensions, les triangles et les carrés, et les configurations des étoiles en fonction de ceux-ci ; et de tous ces éléments sont tirées les prédictions. Si l'on enlève l'horoscope, il s'ensuit nécessairement qu'aucun objet céleste n'est reconnaissable dans le méridien, ni à l'horizon, ni au point du ciel opposé au méridien ; mais si on ne les comprend pas, c'est tout le système des Chaldéens qui disparaît avec (eux). Mais que le signe de l'horoscope soit indécouvrable par eux, nous pouvons le montrer par divers arguments. En effet, pour que ce (horoscope) puisse être trouvé, il faut d'abord que l'heure (de naissance) de la personne faisant l'objet de l'inspection soit fermement fixée ; ensuite, que l'horoscope qui doit le signifier soit infaillible ; et enfin, que l'ascension du signe zodiacal soit observée avec précision. En effet, dès la naissance, l'ascension du signe zodiacal qui s'élève dans le ciel doit être observée de près, car les Chaldéens, en déterminant (à partir de là) l'horoscope, encadrent la configuration des étoiles en fonction de l'ascension (du signe) ; et ils, appellent cela - disposition, en fonction de laquelle ils élaborent leurs prédictions. Mais il n'est pas non plus possible de prendre en considération la naissance des personnes, comme je vais l'expliquer, ni l'horoscope infaillible, ni le signe zodiacal ascendant appréhendé avec précision.

Comment se fait-il, alors, que le système des Chaldéens soit instable, déclarons maintenant. Après l'avoir préalablement balisé pour l'enquête, ils tirent la naissance des personnes considérées du dépôt de la semence, et (de) la conception ou de la parturition, sans aucun doute. Et si l'on tente de prendre (l'horoscope) de la conception, le compte rendu précis de celle-ci est incompréhensible, le temps (occupé) passant vite, et naturellement (ainsi). Car nous ne sommes pas en mesure de dire si la conception a lieu au moment du transfert de la semence ou non. Car cela peut se produire aussi vite que la pensée, tout comme le levain, lorsqu'il est mis dans des bocaux chauffés, est immédiatement réduit à un état gluant. Mais la conception peut aussi (avoir lieu) après un laps de temps. En effet, il existe un intervalle entre la bouche de l'utérus et le fond, où les médecins disent que les conceptions ont lieu, c'est tout à fait la nature de la graine déposée d'occuper un certain temps dans le franchissement de cet intervalle. Les Chaldéens, par conséquent, ignorant la quantité de temps nécessaire à une bonne conception, ne comprendront jamais le (moment de) la conception ; la semence étant à un moment donné injectée directement, et tombant à un endroit sur les parties de l'utérus bien disposées pour la conception, et à un autre moment tombant en elle de façon dispersée, et étant recueillie à un endroit par les énergies utérines. Or, bien que ces questions soient inconnues, (à savoir), quand la première a lieu, et quand la seconde, et combien de temps est passé dans cette conception particulière, et combien dans celle-ci ; alors que, je dis, l'ignorance sur ces points prévaut de la part de ces (astrologues), une compréhension précise de la conception est mise hors de question. Et si, comme l'ont affirmé certains philosophes de la nature, la graine, d'abord stationnaire, et subissant une altération dans l'utérus, entre ensuite dans les vaisseaux sanguins ouverts (de l'utérus), alors que les graines de la terre s'enfoncent dans le sol ; il s'ensuivra que ceux qui ne connaissent pas la quantité de temps occupée par le changement, ne connaîtront pas non plus le moment précis de la conception. De plus, comme les femmes diffèrent les unes des autres dans les autres parties du corps, tant sur le plan énergétique que sur d'autres plans, de même (il est raisonnable de supposer qu'elles diffèrent les unes des autres) sur le plan de l'énergie utérine, certaines conçoivent plus vite, d'autres plus lentement. Et ce n'est pas étrange, car on observe aussi que les femmes, lorsqu'elles se comparent à elles-mêmes, ont parfois une forte disposition à la conception, mais parfois sans cette tendance. Et lorsque c'est le cas, il est impossible de dire avec précision quand la semence déposée se coalesce, afin qu'à partir de ce moment les Chaldéens puissent fixer l'horoscope de la naissance.



Chapitre 4. Impossibilité de fixer l'horoscope ; échec d'une tentative de le faire à la période de la naissance.


Pour cette raison, il est impossible de fixer l'horoscope à partir de la (période de) conception. Mais cela ne peut pas non plus être fait à partir de la (période de) naissance. Car, en premier lieu, il y a la difficulté de savoir quand on peut déclarer qu'il y a une naissance ; que ce soit lorsque le fœtus commence à s'incliner vers l'orifice, ou lorsqu'il peut se projeter un peu, ou encore lorsqu'il peut être porté au sol. Dans chacun de ces cas, il n'est pas non plus possible de comprendre le moment précis de la parturition, ni de définir le moment. En effet, pour des raisons de disposition de l'âme, de convenance du corps, de choix des parties, d'expérience de la sage-femme et d'autres causes sans fin, le moment où le fœtus s'incline vers l'orifice, où les membranes se rompent, où il dépasse un peu ou se dépose sur le sol n'est pas le même, mais la période est différente selon les individus. Et lorsque les Chaldéens ne sont pas en mesure de le calculer de manière définitive et précise, ils ne parviennent pas, comme ils le devraient, à déterminer la période d'émergence.

Ces considérations montrent donc que les Chaldéens prétendent connaître l'horoscope aux périodes de naissance, mais qu'en réalité ils ne le connaissent pas. Mais que leur horoscope n'est pas non plus infaillible, il est facile de le conclure. En effet, lorsqu'ils affirment que la personne assise à côté de la femme en travail au moment de la parturition donne, en frappant un bord métallique, un signe au Chaldéen qui, d'un endroit élevé, contemple les étoiles, et que celui-ci, regardant vers le ciel, marque le signe zodiacal ascendant, nous leur prouverons tout d'abord que lorsque la parturition a lieu indéfiniment, comme nous l'avons montré un peu plus haut, il n'est pas non plus facile de le signifier (la naissance) en frappant le bord métallique. Cependant, si la naissance est compréhensible, il n'est pas non plus possible de la signifier au moment exact ; car comme le bruit de la plaque métallique peut être divisé par un temps plus long et prolongé, en référence à la perception, il arrive que le son soit porté à la hauteur (avec un retard proportionnel). Et la preuve suivante peut être observée dans le cas de ceux qui abattent du bois à distance. Pendant un temps suffisamment long après la descente de la hache, le son du coup est entendu, de sorte qu'il met plus de temps à atteindre l'auditeur. C'est pourquoi il n'est pas possible pour les Chaldéens de prendre avec précision le temps du signe zodiacal ascendant, et donc le temps où l'on peut faire l'horoscope avec la vérité. Et non seulement le temps semble s'écouler après la parturition, lorsque celui qui est assis à côté de la femme en travail frappe la plaque métallique, et ensuite après que le son ait atteint l'auditeur, c'est-à-dire la personne qui est montée à la position élevée ; mais aussi, lorsqu'il jette un coup d'œil autour de lui et cherche à savoir dans lequel des signes zodiacaux se trouve la lune, et dans lequel apparaît chacun des autres astres, il s'ensuit nécessairement qu'il y a une position différente par rapport aux astres, le mouvement du pôle les reniflant avec une vitesse incalculable, avant que ce qui est vu dans les cieux ne soit soigneusement ajusté au moment où la personne est née.



Chapitre 5. Une autre méthode de fixation de l'horoscope à la naissance ; tout aussi utile ; l'utilisation de la clepsydre en astrologie ; les prédictions des Chaldéens non vérifiées.


Ainsi, l'art pratiqué par les Chaldéens sera montré comme étant instable. Si toutefois quelqu'un prétend que, par des questions posées à celui qui se renseigne auprès des Chaldéens, la naissance peut être vérifiée, même par ce plan, il n'est pas possible d'arriver à la période précise. Car si, à supposer qu'une telle attention de leur part en référence à leur art soit consignée, même ceux-ci n'atteignent pas - comme nous l'avons prouvé - à l'exactitude non plus, comment, demandons-nous, un individu peu sophistiqué peut-il comprendre précisément le moment de la parturition, afin que le Chaldéen obtenant de cette personne les informations requises puisse établir correctement l'horoscope ? Mais l'étoile montante n'est pas non plus la même partout d'après l'apparence de l'horizon ; mais dans un endroit, sa déclinaison sera supposée être l'horoscope, et dans un autre, l'ascension (sera pensée) l'horoscope, selon les endroits qui se présentent, étant soit plus basse soit plus haute. C'est pourquoi, également, à partir de ce trimestre, une prédiction précise n'apparaîtra pas, puisque beaucoup peuvent naître dans le monde entier à la même heure, chacun venant d'une direction différente en observant les étoiles.

Mais la compréhension supposée (de la période de la mise bas) au moyen des clepsydras est également futile. Car le contenu du bocal ne s'écoulera pas en même temps quand il est plein et quand il est à moitié vide ; pourtant, selon leurs propres dires, le pôle lui-même, par une seule impulsion, est entraîné à une vitesse égale. Si, toutefois, ils se dérobent à l'argument, ils doivent affirmer qu'ils ne prennent pas le temps précisément, mais comme cela se produit à n'importe quelle latitude, ils seront réfutés presque par les influences sidérales elles-mêmes. Car ceux qui sont nés au même moment ne passent pas la même vie, mais certains, par exemple, ont été faits rois, et d'autres ont vieilli dans les fers. Il n'y a pas eu de naissance égale, en tout cas à Alexandre le Macédonien, bien que beaucoup aient été élevés avec lui sur toute la terre ; (et) aucune égale au philosophe Platon. C'est pourquoi le Chaldéen, en examinant l'heure de la naissance à une latitude donnée, ne pourra pas dire avec précision si une personne née à cette époque sera prospère. Beaucoup, je suppose, sont nés à cette époque et ont été malheureux, de sorte que la similitude selon les dispositions est futile.

Ayant donc, par des raisons et des méthodes différentes, réfuté le mode d'examen inefficace adopté par les Chaldéens, nous ne devons pas non plus l'omettre, à savoir, montrer que leurs prédictions se réaliseront dans des difficultés inexplicables. Car si, comme l'affirment les mathématiciens, il faut que celui qui est né sous l'ardillon de la flèche du Sagittaire rencontre une mort violente, comment se fait-il que tant de myriades de barbares qui ont combattu avec les Grecs à Marathon ou à Salamine aient été massacrés simultanément ? Car il n'y avait incontestablement pas le même horoscope dans le cas, en tout cas, de tous. Et encore, il est dit que celui qui est né sous l'urne du Verseau fera naufrage : (Pourtant) comment se fait-il que tant de Grecs revenus de Troie aient été submergés dans les profondeurs des rives découpées de l'Eubée ? Car il est incroyable que tous, éloignés les uns des autres par un long intervalle de temps, soient nés sous l'urne du Verseau. Car il n'est pas raisonnable de dire que, souvent, pour celui dont le destin devait être détruit dans la mer, tous ceux qui étaient avec lui dans le même navire devraient périr. Pourquoi le destin de cet homme devrait-il soumettre le destin de tous ? Non, mais pourquoi, à cause de celui à qui il a été attribué de mourir sur terre, tous ne devraient-ils pas être préservés ?



Chapitre 6. Influence zodiacale ; origine des noms latéraux.


Mais puisqu'ils font aussi un compte rendu de l'action des signes zodiacaux, auxquels ils disent que les créatures qui sont procréées sont assimilées, nous ne pouvons pas non plus l'omettre : comme, par exemple, que celui qui est né dans le Lion sera courageux ; et que celui qui est né dans la Vierge aura de longs cheveux raides, sera d'un teint clair, sans enfant, modeste. Ces déclarations, cependant, et d'autres qui leur ressemblent, méritent davantage de rire que d'être prises au sérieux. Car, selon elles, il est possible qu'aucun Éthiopien ne naisse en Vierge ; sinon, il admettrait qu'un tel est blanc, avec de longs cheveux raides et le reste. Mais je suis plutôt d'avis que les anciens ont imposé les noms des animaux reçus à certaines étoiles spécifiées, dans le but de mieux les connaître, et non pas à partir d'une quelconque similitude de nature ; car qu'ont en commun les sept étoiles, distantes les unes des autres, avec un ours, ou les cinq étoiles avec la tête d'un dragon ? - à propos duquel Aratus dit:-

Mais deux de ses temples, deux de ses yeux, et un sous

Atteint la fin de la loi de l'énorme monstre.



Chapitre 7. Absurdité pratique de l'art chaldaïque ; développement de l'art.


De cette façon aussi, que ces points ne méritent pas tant de travail, est évident pour ceux qui préfèrent penser correctement, et ne s'occupent pas du bombardement des Chaldéens, qui reléguent les monarques dans l'obscurité la plus totale, en y perfectionnant la lâcheté, et qui incitent les particuliers à oser de grands exploits. Mais si quelqu'un, s'abandonnant au mal, se rend coupable de délinquance, celui qui a été ainsi trompé ne devient pas un professeur pour tous ceux que les Chaldéens sont disposés à tromper par leurs erreurs. (Loin de là) ; (ces astrologues) poussent les esprits (de leurs dupes, comme ils le voudraient), dans une perturbation sans fin, (quand) ils affirment qu'une configuration des mêmes étoiles ne pourrait pas revenir à une position similaire, autrement que par le renouvellement de la Grande Année, à travers un espace de sept mille sept cent soixante-dix et sept ans. Comment donc, je le demande, l'observation humaine pour une naissance pourra-t-elle s'harmoniser avec tant d'âges ; et ce pas une seule fois, (mais souvent, quand une destruction du monde, comme certains l'ont affirmé, intercepterait le progrès de cette Grande Année ; ou une convulsion terrestre, bien que partielle, briserait complètement la continuité de la tradition historique) ? L'art chaldéen doit nécessairement être réfuté par un plus grand nombre d'arguments, bien que nous le rappelions (à nos lecteurs) en raison d'autres circonstances, et non pas particulièrement en raison de l'art lui-même.

Mais puisque nous avons décidé de n'omettre aucune des opinions avancées par les philosophes païens, en raison de la notoriété des hérétiques, voyons ce que disent aussi ceux qui ont tenté de proposer des doctrines sur les grandeurs - qui, observant le travail infructueux de la majorité (des spéculateurs), où chacun, à sa manière, a inventé ses propres mensonges et atteint la célébrité, se sont risqués à faire des affirmations plus importantes, afin qu'elles soient fortement amplifiées par ceux qui exaltent puissamment leurs mensonges méprisables. Ceux-ci supposent l'existence de cercles, de mesures, de triangles et de carrés, à la fois en double et triple rangée. Leur argumentation est cependant très étendue à ce sujet, mais elle n'est pas nécessaire en ce qui concerne le sujet que nous avons traité.



Chapitre 8. Prodigues des astrologues ; Système des astronomes ; Doctrine chaldéenne des cercles ; Distances des corps célestes.


Il me semble donc suffisant de déclarer les prodiges détaillés par ces hommes. C'est pourquoi, en me basant sur des récits condensés de ce qu'ils affirment, je me pencherai sur les autres points (qui restent à considérer). Ils font à présent les déclarations suivantes. Le Créateur a communiqué un pouvoir prééminent au mouvement orbital de l'identique et du semblable (cercle), car Il a permis que la révolution de celui-ci soit une et indivisible ; Mais après avoir divisé intérieurement ce cercle en six parties, (et donc avoir formé) sept cercles inégaux, selon chaque intervalle d'une dimension double et triple, Il a ordonné, puisqu'il y en avait trois de chaque côté, que les cercles se déplacent sur des orbites opposées les unes aux autres, trois en effet (sur l'ensemble des sept) étant tournoyés à une vitesse égale, et quatre d'entre eux à une vitesse différente les uns des autres et des trois autres, mais (tous) selon un principe défini. Il affirme en effet que la maîtrise a été communiquée au mouvement orbital du même (cercle), non seulement parce qu'il englobe le mouvement de l'autre, c'est-à-dire des étoiles erratiques, mais aussi parce qu'il possède une si grande maîtrise, c'est-à-dire une si grande puissance, qu'il fait tourner avec lui-même, par une force qui lui est propre, ces corps célestes - c'est-à-dire les étoiles erratiques - qui tournent dans des directions opposées d'ouest en est et, de la même manière, d'est en ouest.

Et il affirme que ce mouvement a été autorisé à être un et indivisible, en premier lieu, dans la mesure où les révolutions de toutes les étoiles fixes ont été accomplies dans des périodes de temps égales, et n'ont pas été distinguées selon des portions de durée plus ou moins importantes. Ensuite, elles présentent toutes la même phase que celle qui appartient au mouvement le plus extérieur ; alors que les étoiles erratiques ont été réparties en périodes plus grandes et plus variables pour l'accomplissement de leurs mouvements, et à des distances inégales de la terre. Et il affirme que le mouvement dans six parties de l'autre a été distribué probablement en sept cercles. Car autant de sections de chaque (cercle) - je fais allusion aux monades de sections - deviennent des segments ; par exemple, si la division se fait par une section, il y aura deux segments ; si elle se fait par deux, trois segments ; et donc, si quelque chose est coupé en six parties, il y aura sept segments. Et il dit que les distances de ceux-ci sont alternativement disposées en ordre double et triple, il y en a trois de chaque - un principe qui, il a essayé de le prouver, tient bon de la composition de l'âme également, comme dépendant des sept nombres. En effet, il y a parmi eux trois doubles (nombres) de la monade, à savoir 2, 4, 8, et trois triples, à savoir 3, 9, 27. Mais le diamètre de la Terre est de 80, 108 stades ; et le périmètre de la Terre, 250, 543 stades ; et la distance aussi de la surface de la Terre au cercle lunaire, Aristarque le Samien la calcule à 8, 000, 178 stades, mais Apollonios à 5, 000, 000, alors qu'Archimède la calcule à 5, 544, 1300. Et du cercle lunaire au cercle solaire, (selon la dernière autorité,) sont 50, 262, 065 stades ; et de celui-ci au cercle de Vénus, 20, 272, 065 stades ; et de celui-ci au cercle de Mercure, 50, 817, 165 stades ; et de celui-ci au cercle de Mars, 40, 541, 108 stades ; et de celui-ci au cercle de Jupiter, 20, 275, 065 stades ; et de celui-ci au cercle de Saturne, 40, 372, 065 stades ; et de celui-ci au Zodiaque et à la périphérie la plus éloignée, 20, 082, 005 stades.



Chapitre 9. Autres calculs astronomiques.


Les distances mutuelles des cercles et des sphères, et les profondeurs, sont rendues par Archimède. Il prend le périmètre du Zodiaque à 447, 310, 000 stades ; de sorte qu'il s'ensuit qu'une ligne droite du centre de la Terre à la surface la plus extérieure serait le sixième du nombre susmentionné, mais que la ligne de la surface de la Terre sur laquelle nous foulons jusqu'au Zodiaque serait le sixième du nombre susmentionné, moins quatre myriades de stades, qui est la distance du centre de la Terre à sa surface. Et du cercle de Saturne à la Terre, il dit que la distance est de 2, 226, 912, 711 stades ; et du cercle de Jupiter à la Terre, 502, 770, 646 stades ; et du cercle de Mars à la Terre, 132, 418, 581. Du Soleil à la Terre, 121, 604, 454 ; et de Mercure à la Terre, 526, 882, 259 ; et de Vénus à la Terre, 50, 815, 160.



Chapitre 10. Théorie du mouvement stellaire et de la distance en accord avec l'harmonie.


Toutefois, une déclaration a déjà été faite au sujet de la Lune. Les distances et les profondeurs des sphères qu'Archimède rend ainsi ; mais une déclaration différente à leur sujet a été faite par Hipparque ; et une autre encore par le mathématicien Apollonios. Il nous suffit cependant, suivant l'opinion platonicienne, de supposer des distances doubles et triples entre les étoiles erratiques ; car la doctrine est ainsi préservée de la composition de l'univers en dehors de toute harmonie, sur des principes concordants en fonction de ces distances. Les nombres, cependant, avancés par Archimède, et les comptes rendus rendus du reste concernant les distances, s'ils ne sont pas sur des principes de symphonie - c'est-à-dire le double et le triple (distances) dont parle Platon - mais sont découverts indépendamment des harmonies, ne préserveraient pas la doctrine de la formation de l'univers selon l'harmonie. Car il n'est ni crédible ni possible que les distances de ceux-ci soient à la fois contraires à quelque plan raisonnable, et indépendantes de principes harmonieux et proportionnels, sauf peut-être seulement la Lune, en raison des décroissances et de l'ombre de la Terre, en ce qui concerne aussi la seule distance dont on peut faire confiance à Archimède - c'est-à-dire la distance entre la Lune (planète) et la Terre. Il sera cependant facile pour ceux qui, selon le dogme platonicien lui-même, adoptent cette distance de comprendre par calcul numérique (intervalles) selon ce qui est double et triple, comme l'exige Platon, et le reste des distances. Si, donc, selon Archimède, la Lune est éloignée de la surface de la Terre de 5, 544, 130 stades, en augmentant ces nombres double et triple, (il sera) facile de trouver aussi les distances du reste, comme si on soustrayait une partie du nombre de stades dont la Lune est éloignée de la Terre.

Mais parce que le reste des nombres - ceux qu'Archimède prétend concernant la distance des étoiles erratiques - ne sont pas basés sur des principes de concordance, il est facile de comprendre - c'est-à-dire pour ceux qui s'occupent de la question - comment les nombres sont mutuellement liés, et de quels principes ils dépendent. Mais qu'ils ne soient pas en harmonie et en symphonie - je veux dire ceux qui font partie du monde qui consiste en harmonie - c'est impossible. Puisque, par conséquent, le premier nombre que la Lune est éloignée de la terre est 5, 544, 130, le deuxième nombre que le Soleil est éloigné de la Lune étant 50, 272, 065, subsiste par un calcul plus grand que neuf fois. Mais le nombre le plus élevé, 20, 272, 065, est (compris) dans un calcul plus grand que la moitié. Mais le nombre supérieur à celui-ci, qui est 50, 817, 165, est contenu dans un calcul plus grand que la moitié. Mais le nombre supérieur à celui-ci, qui est 40, 541, 108, est contenu dans un calcul inférieur à deux cinquièmes. Mais le nombre supérieur, qui est 20, 275, 065, est contenu dans un calcul plus grand que la moitié. Le nombre final, qui est 40, 372, 065, est compris dans un calcul inférieur au double.



Chapitre 11. Théorie de la taille des corps célestes en accord avec les harmonies numériques.


Ces relations (numériques), donc, les plus grandes que le neuvième, et moins que la moitié, et plus que le double, et moins que les deux cinquièmes, et plus que la moitié, et moins que le double, sont au-delà de toutes les symphonies, à partir desquelles aucun système proportionnel ou harmonique ne pourrait être produit. Mais le monde entier, et les parties de celui-ci, sont à tous égards encadrés de manière similaire, conformément à la proportion et à l'harmonie. Les relations proportionnelles et harmoniques sont toutefois préservées - comme nous l'avons déjà dit - par des intervalles doubles et triples. Si, par conséquent, nous considérons qu'Archimède est fiable dans le cas de la première distance seulement, celle de la Lune à la Terre, il est facile aussi de trouver le reste (des intervalles), en les multipliant par le double et le triple. Soit alors la distance, selon Archimède, de la Terre à la Lune, soit 5, 544, 130 stades ; il y aura donc le double de ce nombre de stades dont le Soleil est distant de la Lune, à savoir 11, 088, 260. Mais le Soleil est distant de la Terre 16, 632, 390 stades ; et Vénus est également distante du Soleil 16, 632, 390 stades, mais de la Terre 33, 264, 780 stades ; et Mercure est distant de Vénus 22, 176, 520 stades, mais de la Terre 55, 441, 300 stades ; et Mars est éloigné de Mercure 49, 897, 170 stades, et de la Terre 105, 338, 470 stades ; et Jupiter est éloigné de Mars 44, 353, 040 stades, mais de la Terre 149, 691, 510 stades ; Saturne est éloigné de Jupiter 149, 691, 510 stades, mais de la Terre 299, 383, 020 stades.



Chapitre 12. Le gaspillage de l'énergie mentale dans les systèmes des astrologues.


Qui ne s'étonnera pas de l'effort de réflexion profonde que l'on fait avec tant de peine ? Ce Ptolémée, cependant - un enquêteur attentif à ces questions - ne me semble pas inutile ; mais seulement cela me chagrine (un), qu'étant né récemment, il ne pouvait pas être au service des fils des géants, qui, ignorant ces mesures, et supposant que les hauteurs du ciel étaient proches, s'efforcèrent en vain de construire une tour. Et donc, si à ce moment-là il était présent pour leur expliquer ces mesures, ils n'auraient pas rendu inefficace cette tentative audacieuse. Mais si quelqu'un prétend ne pas avoir confiance en cela (dans les calculs de l'astronome), qu'il soit persuadé par les mesures (de leur exactitude) ; car en référence à ceux qui sont incrédules sur ce point, on ne peut avoir de preuve plus manifeste que celle-ci. Ô, fierté d'une âme vaine et croyance incroyable, que Ptolémée doit être considéré comme le plus sage parmi ceux qui ont cultivé une sagesse similaire !



Chapitre 13. Mention de l'hérétique Colarbasus ; Alliance entre l'hérésie et la philosophie pythagoricienne.


Certains, y adhérant en partie, comme s'ils avaient proposé de grandes conclusions, et des choses supposées dignes de raison, ont encadré d'énormes et interminables hérésies ; et l'un d'entre eux est Colarbasus, qui tente d'expliquer la religion par des mesures et des nombres. Et d'autres encore (qui agissent) de la même manière, dont nous expliquerons les principes lorsque nous commencerons à parler de ce qui concerne ceux qui prêtent attention au calcul pythagoricien comme possible ; et qui, proférant de vaines prophéties, s'empressent de supposer que la philosophie est assurée par les nombres et les éléments. Or certains (spéculateurs), s'appropriant des raisonnements similaires à ceux-ci, trompent des individus peu sophistiqués, se prétendant endurcis par la prévoyance ; parfois, après avoir prononcé de nombreuses prédictions, se produisant sur un seul accomplissement, et ne s'embarrassant pas de nombreux échecs, mais faisant leur vantardise dans celui-ci. Je ne passerai pas non plus sous silence la philosophie insensée de ces hommes ; mais, après l'avoir expliquée, je prouverai que ceux qui tentent de former un système de religion à partir de ces (éléments précités), sont des disciples d'une école faible et pleine d'arnaques.



Chapitre 14. Le système des arithméticiens ; les prédictions par le calcul ; les racines numériques ; le transfert de ces doctrines dans les lettres ; les exemples dans les noms particuliers ; les différentes méthodes de calcul ; la prescience possible par celles-ci.


Ceux, donc, qui supposent qu'ils prophétisent au moyen de calculs et de nombres, et d'éléments et de noms, constituent l'origine de leur tentative de système à être comme suit. Ils affirment qu'il existe une racine de chacun des nombres ; dans le cas de milliers, autant de monades qu'il y a de milliers : par exemple, la racine de six mille six monades ; de sept mille sept monades ; de huit mille huit monades ; et dans le cas du reste, de la même manière, selon la même (proportion). Et dans le cas des centaines, autant de centaines qu'il y en a, autant de monades sont la racine de celles-ci : par exemple, de sept cents il y a sept cents ; la racine de celles-ci est sept monades : de six cents, six cents ; la racine de celles-ci, six monades. Et il en va de même pour les décennies : sur quatre-vingts (la racine est) huit monades ; sur soixante, six monades ; sur quarante, quatre monades ; sur dix, une monade. Et dans le cas des monades, les monades elles-mêmes sont une racine : par exemple, de neuf, neuf ; de huit, huit ; de sept, sept. C'est ainsi qu'il faut aussi agir dans le cas des éléments (des mots), car chaque lettre a été arrangée selon un certain nombre : par exemple, la lettre n selon cinquante monades ; mais de cinquante monades cinq est la racine, et la racine de la lettre n est (donc) cinq. Il est vrai qu'à partir d'un nom, on prend certaines racines. Par exemple, (à partir) du nom Agamemnon, il y a du a, une monade ; et du g, trois monades ; et de l'autre a, une monade ; du m, quatre monades ; du e, cinq monades ; du m, quatre monades ; des n, cinq monades ; des o (longs), huit monades ; des n, cinq monades ; qui, réunies en une série, seront 1, 3, 1, 4, 5, 4, 5, 8, 5 ; et ces monades additionnées forment 36 monades. Là encore, elles prennent la racine de celles-ci, et elles deviennent trois dans le cas du nombre trente, mais en fait six dans le cas du nombre six. Le trois et le six, donc, additionnés, constituent neuf ; mais la racine de neuf est neuf : par conséquent, le nom Agamemnon se termine par la racine neuf.

Faisons de même avec un autre nom - Hector. Le nom (H)ector a cinq lettres - e, et k, et t, et o, et r. Les racines de celles-ci sont 5, 2, 3, 8, 1 ; et celles-ci, ajoutées ensemble, constituent 19 monades. De nouveau, sur les dix, la racine est une, et sur les neuf, neuf ; qui additionnés forment dix : la racine de dix est une monade. Le nom d'Hector, lorsqu'il a fait l'objet d'un calcul, a donc formé une racine, à savoir une monade. Il serait cependant plus facile de faire le calcul de cette façon : Diviser les racines déterminées à partir des lettres - comme dans le cas du nom Hector, nous avons trouvé dix-neuf monades - en neuf, et traiter ce qui reste comme des racines. Par exemple, si je divise 19 en 9, le reste est 1, car 9 fois 2 font 18, et il y a une monade restante : car si je soustrais 18 de 19, il y a une monade restante ; de sorte que la racine du nom Hector sera une monade. De nouveau, pour le nom Patroclus, ces nombres sont des racines : 8, 1, 3, 1, 7, 2, 3, 7, 2 ; additionnés, ils forment 34 monades. Et parmi celles-ci, le reste est constitué de 7 monades : sur les 30, 3 ; et sur les 4, 4. 7 monades sont donc la racine du nom Patroclus.

Ceux qui effectuent leurs calculs selon la règle du nombre neuf, prennent la neuvième partie du nombre total de racines et définissent ce qui reste comme la somme des racines. En revanche, ceux qui effectuent leurs calculs selon la règle du nombre sept, prennent la septième (partie du nombre total de racines) ; par exemple, dans le cas du nom Patroclus, le nombre total de racines est de 34 monades. La division en sept parties en fait quatre, qui (multipliées les unes par les autres) sont 28. Il reste six monades ; (de sorte qu'une personne utilisant cette méthode) dit, selon la règle du nombre sept, que six monades sont la racine du nom Patroclus. Si, cependant, il est 43, (six) pris sept fois, dit-il, sont 42, car sept fois six sont 42, et un est le reste. Une monade est donc la racine du nombre 43, selon la règle du nombre sept. Mais il faut observer si le nombre supposé, une fois divisé, n'a pas de reste ; par exemple, si à partir d'un nom quelconque, après avoir additionné les racines, je trouve, pour donner un exemple, 36 monades. Mais le nombre 36 divisé en neuf fait exactement 4 εννεαδς ; car neuf fois 4 font 36, et rien n'est fini. Il est donc évident que la racine réelle est 9. Et de nouveau, en divisant le nombre 45, nous trouvons 9 et rien de plus - car 9 fois 5 font 45 et rien ne reste ; (c'est pourquoi) dans ce cas, ils affirment que la racine elle-même est 9. Et en ce qui concerne le nombre sept, le cas est similaire : si, par exemple, nous divisons 28 en 7, nous n'avons rien de plus ; car sept fois quatre font 28, et rien ne reste ; (c'est pourquoi) ils disent que sept est la racine. Mais quand on calcule des noms, et que l'on trouve la même lettre deux fois, on la calcule une fois ; par exemple, le nom Patroclus a le pa deux fois, et le o deux fois : ils calculent donc le a une fois et le o une fois. En fonction de cela, les racines seront donc 8, 1, 3, 1, 7, 2, 3, 2, et additionnées, elles forment 27 monades ; et la racine du nom sera, selon la règle du nombre neuf, neuf elle-même, mais selon la règle du nombre sept, six.

De la même manière, (le nom) Sarpédon, lorsqu'il fait l'objet d'un calcul, produit comme racine, selon la règle du nombre neuf, deux monades. Patroclus, par contre, produit neuf monades ; Patroclus remporte la victoire. Car lorsqu'un nombre est impair, mais que l'autre est pair, c'est le nombre impair, s'il est plus grand, qui prévaut. Mais encore une fois, lorsqu'il y a un nombre pair, huit, et cinq un nombre impair, le huit l'emporte, car il est plus grand. Si, par contre, il y avait deux nombres, par exemple, tous deux pairs ou tous deux impairs, le plus petit l'emporte. Mais comment (le nom) Sarpedon, selon la règle du chiffre neuf, fait-il deux monades, puisque la lettre (longue) o est omise ? Car lorsqu'il peut y avoir dans un nom la lettre (longue) o et (longue) e, on omet le (long) o, en utilisant une seule lettre, parce qu'on dit que les deux sont équipollents ; et il ne faut pas les calculer deux fois, comme cela a été déclaré plus haut. Encore une fois, (le nom) Ajax fait quatre monades ; (mais le nom) Hector, selon la règle du neuvième chiffre, fait une monade. Et le tétrade est pair, alors que la monade est impaire. Et dans ce cas, disons-nous, le plus grand l'emporte - l'Ajax remporte la victoire. Encore une fois, Alexandre et Ménélas (peuvent être cités en exemple). Alexandre a un nom propre (Paris). Mais Paris, selon la règle du chiffre neuf, fait quatre monades ; et Ménélas, selon la règle du chiffre neuf, fait neuf monades. Le neuf, cependant, conquiert les quatre (monades) : car il a été déclaré que, lorsque l'un des nombres est impair et l'autre pair, le plus grand l'emporte ; mais lorsque les deux sont pairs ou les deux impairs, le moins (l'emporte). Encore une fois, Amycus et Polydeuces (peuvent être cités en exemple). Amycus, selon la règle du nombre neuf, fait deux monades, et Polydeuces, cependant, sept : Polydeuces remporte la victoire. Ajax et Ulysse se sont affrontés lors des jeux funéraires. L'Ajax, selon la règle du chiffre neuf, fait quatre monades ; Ulysse, selon la règle du chiffre neuf, (fait) huit. N'y a-t-il donc pas d'annexe et (n'y a-t-il) pas de nom propre pour Ulysse ? car il a remporté la victoire. D'après les chiffres, l'Ajax est sans aucun doute victorieux, mais l'histoire nous apprend que le nom d'Ulysse est celui du conquérant, Achille et Hector (peuvent être cités en exemple). Achille, selon la règle du chiffre neuf, fait quatre monades ; Hector, une : Achille remporte la victoire. Là encore, Achille et Astérix (sont des exemples). Achille fait quatre monades, Astérope trois : Achille conquiert. Encore une fois, Ménélas et Euphorbe (peuvent être cités en exemple). Ménélas a neuf monades, Euphorbe huit : Ménélas remporte la victoire.

Certains, cependant, selon la règle du nombre sept, n'emploient que les voyelles, mais d'autres distinguent par eux-mêmes les voyelles, et par eux-mêmes les voyelles partielles, et par eux-mêmes les muets ; et, ayant formé trois ordres, ils prennent les racines par eux-mêmes des voyelles, et par eux-mêmes des voyelles partielles, et par eux-mêmes des muets, et ils comparent chacun d'eux. D'autres, cependant, n'utilisent même pas ces nombres habituels, mais des nombres différents : par exemple, ils ne veulent pas permettre que la lettre p ait comme racine 8 monades, mais 5, et que la (lettre) x (si) ait comme racine quatre monades ; et en tournant dans tous les sens, ils ne découvrent rien de sonore. Par contre, lorsqu'ils se disputent la deuxième (lettre), ils enlèvent la première lettre de chaque nom ; mais lorsqu'ils se disputent la troisième (lettre), ils enlèvent deux lettres de chaque nom, et en calculant le reste, ils les comparent.



Chapitre 15. Chicanes des théoriciens du numérique ; l'art des frontispicistes (physionomie) ; le lien de cet art avec l'astrologie ; le type de ceux qui sont nés sous le Bélier.


Je pense que l'esprit des arithméticiens a été clairement exposé, qui, au moyen de nombres et de noms, supposent qu'ils interprètent la vie. Je perçois maintenant que ceux-ci, profitant de leurs loisirs et étant formés au calcul, ont souhaité que, grâce à l'art qui leur a été transmis dès l'enfance, ils acquièrent une certaine célébrité et deviennent des prophètes. Et eux, mesurant les lettres de haut en bas, ont erré dans la bagatelle. Car s'ils échouent, disent-ils, à mettre en avant la difficulté, Peut-être ce nom n'était-il pas de famille, mais imposé, comme aussi éclairant dans le cas qu'ils soutiennent dans le cas de (les noms) Ulysse et Ajax. Qui, profitant de cette étonnante philosophie, et désireux de se faire appeler Hérésiarque, ne sera pas glorifié ?

Mais puisqu'il existe aussi un autre art plus profond chez les spéculateurs avisés des Grecs - auxquels les hérétiques se vantent de s'attacher en tant que disciples, du fait qu'ils utilisent les opinions de ces (anciens philosophes) en référence aux doctrines tentées (à établir) par eux-mêmes, comme cela sera prouvé peu après ; mais c'est un art de divination, par examen du front ou plutôt, je devrais dire, c'est de la folie : Certains attribuent aux astres des figures qui façonnent les idées et les dispositions des hommes, en attribuant la raison de cela aux naissances (qui ont eu lieu) sous des astres particuliers ; ils s'expriment ainsi : Ceux qui sont nés sous le Bélier seront du type suivant : tête longue, cheveux roux, sourcils contractés, front pointu, yeux gris et vifs, joues dessinées, nez long et élargi, lèvres fines, menton effilé, bouche large. Ces éléments, dit-il, auront la nature suivante : des personnes prudentes, subtiles, perspicaces, prudentes, indulgentes, douces, trop anxieuses, des personnes de résolutions secrètes adaptées à chaque entreprise, régnant plus par prudence que par force, des moqueurs pour l'instant, des érudits, des dignes de confiance, des contestataires, des querelleurs dans une mêlée, concupiscents, enflammés d'une luxure contre nature, réfléchis, éloignés de leur propre maison, donnant du mécontentement en tout, accusateurs, comme des fous dans leur tasse, railleurs, perdant d'année en année quelque chose d'utile dans l'amitié par la bonté ; ils finissent, dans la majorité des cas, leurs jours dans un pays étranger.



Chapitre 16. Le type de ceux qui sont nés sous le Taureau.


Ceux qui sont nés en Taureau seront cependant de la description suivante : tête ronde, cheveux épais, front large, yeux carrés et grands sourcils noirs ; chez un homme blanc, veines fines, sanguines, longues paupières, oreilles énormes et grossières, bouches rondes, nez épais, narines rondes, lèvres épaisses, fortes dans les parties supérieures, formées directement à partir des jambes. Les mêmes sont par nature agréables, réfléchis, de bonne disposition, pieux, justes, grossiers, complaisants, travailleurs de douze ans, querelleurs, ternes. L'estomac de ceux-ci est petit, ils sont rapidement remplis, formant de nombreux desseins, prudents, nègres envers eux-mêmes, libéraux envers les autres, bienfaisants, d'un corps lent : ils sont en partie tristes, insouciants en matière d'amitié, utiles pour l'esprit, malheureux.



Chapitre 17. Le type de ceux qui sont nés sous les Gémeaux.


Ceux qui sont nés en Gémeaux seront de la description suivante : visage rouge, taille peu grande, membres bien proportionnés, yeux noirs comme oints d'huile, joues baissées, et grande bouche, sourcils contractés ; ils conquièrent toutes choses, ils conservent tout ce qu'ils acquièrent, ils sont extrêmement riches, pénitents, nègres de ce qui leur est propre, profusent les plaisirs des femmes, équitables, musicaux, menteurs. Et de même par nature sont savants, réfléchis, curieux, arrivant à leurs propres décisions, concupiscents, économes de ce qui leur appartient, libéraux, tranquilles, prudents, rusés, ils forment beaucoup de desseins, calculateurs, accusateurs, importuns, pas prospères, ils sont aimés du beau sexe, des marchands ; en ce qui concerne l'amitié, pas dans une mesure considérable utile.



Chapitre 18. Le type de ceux qui sont nés sous le cancer.


Les personnes nées d'un cancer sont de la description suivante : taille pas grande, cheveux comme un chien, de couleur rougeâtre, petite bouche, tête ronde, front pointu, yeux gris, suffisamment beaux, membres un peu différents. Les mêmes par nature sont méchants, rusés, compétents dans les plans, insatiables, avare, ingrats, illibéraux, inutiles, oublieux ; ils ne restituent pas ce qui est à l'autre, ni ne demandent en retour ce qui est à eux ; en matière d'amitié, utiles.



Chapitre 19. Le type de ceux qui sont nés sous le Lion.


Les personnes nées sous le Lion sont décrites comme suit : tête ronde, cheveux roux, énorme front ridé, oreilles grossières, cou bien développé, partiellement chauve, teint rouge, yeux gris, grandes mâchoires, bouche grossière, grossière dans les parties supérieures, énorme poitrine, membres inférieurs effilés. Il en est de même des personnes qui, par nature, ne laissent rien interférer avec leur propre décision, qui se plaisent à elles-mêmes, irascibles, passionnées, dédaigneuses, obstinées, ne formant aucun dessein, pas loquaces, indolentes, faisant un usage impropre des loisirs, familières, totalement abandonnées aux plaisirs des femmes, adultères, impudiques, dans la foi fausses, importunes, audacieuses, pénitentes, spoliateurs, remarquables ; en ce qui concerne la camaraderie, utiles ; en ce qui concerne l'amitié, inutiles.



Chapitre 20. Le type de ceux qui sont nés sous la vierge.


Ceux qui sont nés sous la Vierge sont de la description suivante : d'apparence claire, les yeux pas grands, fascinants, sombres, les sourcils compacts, gais, nageurs ; ils sont, cependant, légers de charpente, beaux d'aspect, avec des cheveux joliment ajustés, un grand front, un nez proéminent. De même par nature, ils sont dociles, modérés, intelligents, sportifs, rationnels, lents à parler, formant de nombreux plans ; en ce qui concerne une faveur, importuns ; observant volontiers tout ; et les élèves bien disposés, ils maîtrisent tout ce qu'ils apprennent ; modérés, dédaigneux, victimes de convoitises contre-nature, compagnons, d'une âme noble, méprisants, négligents dans les affaires pratiques, attentifs à l'instruction, plus honorables dans ce qui concerne les autres que dans ce qui se rapporte à eux-mêmes ; en ce qui concerne l'amitié, utiles.



Chapitre 21. Le type de ceux qui sont nés sous la Balance.


Ceux qui sont nés en Balance seront de la description suivante : cheveux fins, tombants, rougeâtres et longs, front pointu (et) ridé, sourcils clairs et compacts, beaux yeux, pupilles sombres, longues oreilles fines, tête inclinée, grande bouche. Les mêmes par nature sont intelligents, craignant Dieu, communicatifs entre eux, commerçants, travailleurs, ne retenant pas le gain, menteurs, pas de disposition aimable, en affaires ou en principe vrais, libres, bienfaisants, illettrés, trompeurs, amicaux, négligents, (à qui il n'est pas profitable de faire un acte d'injustice) ; ils sont railleurs, moqueurs, satiriques, illustres, auditeurs, et rien ne réussit avec ceux-ci ; en ce qui concerne l'amitié, utile.



Chapitre 22. Le type de ceux qui sont nés sous le Scorpion.


Ceux qui sont nés en Scorpion sont de la description suivante : visage de jeune fille, cheveux noirs, bien dessinés, piquants, yeux bien formés, front pas large et narine pointue, petites oreilles contractées, front plissé, sourcils étroits, joues dessinées. Les mêmes par nature sont rusés, séduisants, menteurs, ne communiquant à personne leurs desseins particuliers, d'un esprit trompeur, méchants, railleurs, victimes d'adultère, bien élevés, dociles ; quant à l'amitié, inutile.



Chapitre 23. Le type de ceux qui sont nés sous le Sagittaire.


Les personnes nées au Sagittaire seront de la description suivante : grande longueur, front carré, sourcils abondants, indiquant la force, cheveux bien disposés, rougeâtre (au niveau du teint). Les mêmes par nature sont gracieux, comme les personnes instruites, simples, bienfaisants ; donnés à des convoitises contre nature, compagnons, fatigués, amoureux, aimés, joviaux dans leurs coupes, propres, passionnés, négligents, méchants ; en ce qui concerne l'amitié, inutiles ; railleurs, avec des âmes nobles, insolents, rusés ; pour la camaraderie, utiles.