HIPPOLYTE DE ROME

RÉFUTATION D'HÉRÉSIE : LIVRE IV : PARTIE II

Titre 5
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SOMMAIRE

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Chapitre 24. Le type de ceux qui sont nés sous le capricorne.


Ceux qui sont nés en Capricorne seront de la description suivante : corps rougeâtre, projection de cheveux grisâtres, bouche ronde, yeux comme ceux d'un aigle, sourcils contractés, front ouvert, un peu chauve, dans les parties supérieures du corps endurcies avec plus de force. Les mêmes par nature sont philosophes, railleurs et moqueurs de l'état des choses existant, passionnés, personnes qui peuvent faire des concessions, honorables, bienfaisants, amateurs de la pratique de la musique, passionnés dans leurs coupes, joyeux, familiers, bavards, donnés à des convoitises contre nature, aimables, querelleurs, pour la fraternité bien disposée.



Chapitre 25. Le type de ceux qui sont nés sous le Verseau.


Ceux qui sont nés en Verseau auront la description suivante : de taille carrée, d'un petit corps ; des yeux aiguisés, petits et féroces ; impérieux, ingénieux, sévères, faisant volontiers des acquisitions, pour l'amitié et la camaraderie bien disposée ; de plus, pour les entreprises maritimes, ils font des voyages et périssent. De même par nature, ils sont taciturnes, modestes, sociables, adultères, pénitents, pratiquant dans les affaires, tumultueux, purs, bien disposés, honorables, avec de grands sourcils ; souvent ils naissent au milieu d'événements insignifiants, mais (dans l'après-vie) suivent une poursuite différente ; bien qu'ils aient pu montrer de la gentillesse envers quelqu'un, personne ne les remercie encore.



Chapitre 26. Le type de ceux qui sont nés sous les Poissons.


Les personnes nées en Poisson seront de la description suivante : de dimensions modérées, front pointu comme les poissons, cheveux hirsute, souvent ils deviennent rapidement gris. De même par nature, ils sont d'une âme exaltée, simples, passionnés, pénitents, bavards ; dans la première période de leur vie, ils seront somnolents ; ils sont désireux de gérer des affaires par eux-mêmes, de grande réputation, audacieux, émules, accusateurs, changeant de localité, amants, danseurs ; pour l'amitié, utiles.



Chapitre 27. Futilité de cette théorie de l'influence stellaire.


Puisque, par conséquent, nous avons expliqué l'étonnante sagesse de ces hommes, et que nous n'avons pas dissimulé leur art de divination trop poussé par le biais de la contemplation, je ne me tairai pas non plus en ce qui concerne (les entreprises) dans lesquelles ceux qui sont trompés agissent sottement. Car, en comparant les formes et les dispositions des hommes avec les noms des étoiles, combien leur système est impuissant ! Car nous savons que ceux qui, à l'origine, connaissaient ces recherches, ont appelé les étoiles par des noms donnés en référence à la propriété de signification et à la facilité de reconnaissance future. Pour quelle ressemblance de ceux-ci (corps célestes) avec la ressemblance des animaux, ou quelle communauté de la nature en matière de conduite et d'énergie (y a-t-il des maladies dans les deux cas), qu'on puisse alléguer qu'une personne née en Lion doit être irascible, et une autre née en Vierge modérée, ou une autre née en Cancer méchante, mais que celles nées en ...



Chapitre 28. - Système des Magiciens ; Incantations des Démons ; Rites Magiques Secrets.


... Et (le sorcier), prenant (un papier), ordonne à l'enquêteur d'écrire avec de l'eau les questions qu'il désire avoir posées aux démons. Puis, pliant le papier et le remettant au préposé, il le renvoie pour le jeter dans les flammes, afin que la fumée ascendante puisse faire flotter les lettres aux démons. Pendant que le préposé exécute cet ordre, (le sorcier) enlève d'abord des portions égales du papier, et sur certaines autres parties, il prétend que les démons écrivent en caractères hébreux. Ensuite, il brûle un encens des magiciens égyptiens, appelé Cyphi, il enlève ces (portions de papier) et les place près de l'encens. Mais le papier sur lequel l'enquêteur a écrit, après l'avoir placé sur des charbons, il l'a brûlé. Puis (le sorcier), semblant avoir été emporté sous l'influence divine, (et) se précipitant dans un coin (de la maison), pousse un cri fort et dur, et inintelligible pour tous, ... et ordonne à tous ceux qui sont présents d'entrer, en criant (en même temps), et en invoquant Phryn, ou quelque autre démon. Mais après être entré dans la maison, et lorsque les personnes présentes se tiennent côte à côte, le sorcier, jetant le gardien sur un lit, lui prononce plusieurs mots, en partie en grec et en partie, pour ainsi dire, en hébreu, (incarnant) les incantations habituelles utilisées par les magiciens. (L'assistant), cependant, s'en va faire son enquête. Et à l'intérieur (de la maison), dans un récipient rempli d'eau (le sorcier), infusant un mélange de cuivre, et faisant fondre la drogue, ayant saupoudré avec elle le papier qui avait été effacé, il force les lettres latentes et cachées à revenir à la lumière ; et par celles-ci, il vérifie ce que l'enquêteur a écrit. Et si l'on écrivait avec un mélange de cuivre et qu'après avoir broyé une noix de galle, on utilisait sa vapeur comme fumigateur, les lettres cachées deviendraient claires. Et si l'on écrit avec du lait, (et) ensuite on brûle le papier, et en le grattant, on saupoudre et on frotte (ce qui est ainsi gratté) sur les lettres tracées avec le lait, celles-ci deviendront claires. De même, l'urine, la sauce de saumure, le jus d'euphorbe et de figue donnent un résultat similaire. Mais lorsque (le sorcier) a déterminé la question de cette manière, il prévoit la manière dont il doit donner la réponse. Ensuite, il ordonne aux personnes présentes d'entrer, en tenant des branches de laurier et en les agitant, en poussant des cris et en invoquant le démon Phryn. Car c'est aussi à eux de l'invoquer, et il est digne qu'ils fassent cette demande de la part de démons qu'ils ne veulent pas eux-mêmes mettre en avant, ayant perdu la raison. Le bruit confus, cependant, et le tumulte, les empêchent d'attirer l'attention sur les choses qu'il est supposé (le sorcier) faire en secret. Mais ce sont là des choses que le présent nous offre une bonne occasion de déclarer.

Une obscurité considérable règne donc. Car le (sorcier) affirme qu'il est impossible pour la nature mortelle de voir les choses divines, car il suffit de tenir la conversation (avec ces mystères). Il fait cependant s'allonger (sur le canapé), la tête en avant, et place de chaque côté deux de ces petites tablettes sur lesquelles sont inscrits, en caractères hébreux, des noms de démons, il dit que (un démon) déposera le reste dans leurs oreilles. Mais cette (déclaration) est nécessaire, afin qu'un instrument puisse être placé à côté des oreilles de l'assistant, par lequel il est possible qu'il signifie tout ce qu'il choisit. Mais, premièrement, il produit un son qui peut terrifier le jeune (préposé) ; deuxièmement, il fait un bourdonnement ; troisièmement, il dit à travers l'instrument ce qu'il souhaite que le jeune dise, et reste dans l'attente de l'issue de l'affaire ; ensuite, il fait en sorte que les personnes présentes restent immobiles, et ordonne au (préposé) de signifier ce qu'il a entendu de la part des démons. Mais l'instrument qui est placé à côté de ses oreilles est un instrument naturel, à savoir la trachée des grues à long cou, ou des cigognes, ou des cygnes. Et si aucun de ces instruments n'est disponible, il existe aussi des instruments artificiels (utilisés) ; pour certains tuyaux de laiton, au nombre de dix, (et) s'emboîtant les uns dans les autres, se terminant en un point étroit, sont adaptés (à cet effet), et à travers ceux-ci est parlé dans l'oreille ce que le (magicien) souhaite. Et le jeune qui entend ces (paroles) avec terreur, telles qu'elles sont prononcées par les démons, lorsqu'on lui en donne l'ordre, les prononce. Si quelqu'un, cependant, met autour d'un bâton une peau humide, et après l'avoir séchée et rapprochée, la referme, et en enlevant la tige qui donne à la peau la forme d'un tuyau, il atteint une fin similaire. Si l'un d'entre eux n'est pas à portée de main, il prend un livre et, en l'ouvrant à l'intérieur, l'étend aussi loin qu'il le juge nécessaire, (et obtient ainsi) le même résultat.

Mais s'il sait à l'avance que quelqu'un est présent et s'apprête à poser une question, il est d'autant plus prêt à tout (contingences). Mais s'il peut aussi s'assurer au préalable de la question, il l'écrit avec la drogue et, comme il est préparé, il est considéré comme plus habile, parce qu'il a clairement écrit ce qui est (sur) demandé. En revanche, s'il ignore la question, il forme des conjectures et avance des éléments susceptibles d'une interprétation douteuse et variée, afin que la réponse oraculaire, initialement inintelligible, puisse servir à de nombreuses fins et que, dans la question des événements, la prédiction puisse être considérée comme correspondant à ce qui se passe réellement. Ensuite, après avoir rempli un récipient d'eau, il y dépose le papier, comme s'il n'était pas écrit, en y infusant en même temps un mélange de cuivre. Car de cette façon, le papier sur lequel on a écrit flotte vers le haut (à la surface), portant la réponse. C'est pourquoi les fantaisies redoutables qui s'ensuivent sont fréquentes, car il frappe aussi abondamment sur les spectateurs terrifiés. En effet, en jetant de l'encens dans le feu, il opère à nouveau selon la méthode suivante. Il recouvre de cire étrusque un morceau de ce que l'on appelle des sels fossiles et divise le morceau d'encens lui-même en deux parties, puis il y ajoute un grain de sel ; il réunit à nouveau (le morceau) et le place sur les charbons ardents, qu'il laisse là. Et lorsque celui-ci est consumé, les sels, qui se lient vers le haut, donnent l'impression qu'une étrange vision se produit. Et le colorant bleu foncé qui a été déposé dans l'encens produit une flamme rouge sang, comme nous l'avons déjà déclaré. Mais (le sorcier) fait un liquide écarlate, en mélangeant de la cire avec de l'alcanet, et, comme je l'ai dit, en déposant la cire dans l'encens. Et il fait bouger les charbons, en les plaçant sous de la poudre d'alun ; et quand celle-ci est dissoute et gonfle comme des bulles, les charbons sont déplacés.



Chapitre 29. Exposition de différents oeufs.


Mais ils exposent des oeufs différents après cette façon. Perforer le sommet aux deux extrémités, et en extraire le blanc, (et) après l'avoir à nouveau trempé, y ajouter un peu de minium et de l'encre d'écriture. Fermez cependant les ouvertures avec des raclures raffinées des œufs, en les enduisant de jus de figue.


Chapitre 30. Auto-abattage de moutons.


Le plan suivant est adopté par ceux qui font en sorte que les moutons se coupent eux-mêmes la tête. Il enduit secrètement la gorge (de l'animal) avec un médicament cautérisant, il place une épée à proximité et la laisse là. Le mouton, désireux de se gratter, se précipite contre la lame, et dans l'acte de frottement est abattu, tandis que la tête est presque coupée du tronc. Il existe cependant un composé de la drogue, de la bryonnie et du sel et des squills, composé à parts égales. Pour que la personne qui apporte la drogue puisse échapper à l'attention, elle porte une boîte à deux compartiments en corne, dont l'un visible contient de l'encens, mais l'autre secret (ladite drogue). Cependant, il insinue également dans les oreilles des moutons sur le point de rencontrer la mort du mercure ; mais il s'agit d'une drogue toxique.



Chapitre 31. Méthode d'empoisonnement des chèvres.


Et si l'on enduit les oreilles des chèvres avec du cerate, elles disent qu'elles expirent un peu après, en ayant la respiration obstruée. Car c'est pour eux la façon - comme ceux-ci l'affirment - de reprendre leur souffle dans un acte de respiration. Et un bélier, affirment-ils, meurt, si l'on se penche en arrière (son cou) face au soleil. Et ils accomplissent l'incendie d'une maison, en la barbouillant avec le jus d'un certain poisson appelé dactyle. Et cet effet, qu'il produit grâce à l'eau de mer, est très utile. De même, l'écume de l'océan est bouillie dans un bocal en terre avec quelques ingrédients sucrés ; et si vous appliquez une bougie allumée sur ce bocal alors qu'il est en ébullition, il prend feu et se consume ; et (bien que le mélange soit versé sur la tête, il ne la brûle pas du tout. Si, par contre, vous l'enduisez de résine chauffée, elle se consumera beaucoup plus efficacement. Mais il accomplit son objet encore mieux, s'il prend aussi un peu de soufre.



Chapitre 32. Imitations du tonnerre, et autres illusions.


Le tonnerre est produit de plusieurs façons ; pour les pierres très nombreuses et inhabituellement grosses, on les fait rouler vers le bas le long de planches de bois, elles tombent sur des plaques de laiton et provoquent un son semblable au tonnerre. Et aussi autour de la fine planche avec laquelle les cardeurs épaississent le tissu, ils enroulent une fine corde ; et puis en tirant la corde avec une bouffée, ils font tourner la planche, et dans sa révolution elle émet un son semblable au tonnerre. Ces farces, en vérité, se jouent ainsi.

Mais il y a d'autres pratiques que je vais expliquer, que ceux qui exécutent ces performances ridicules estiment être de grands exploits. Placer un chaudron plein de poix sur des charbons ardents, quand il bout, (quoique) en posant leurs mains dessus, ils ne sont pas brûlés ; non, même en marchant sur des charbons ardents avec les pieds nus, ils ne sont pas brûlés. Mais aussi en posant une pyramide de pierre sur un foyer, (le sorcier) le fait brûler, et de la bouche il dégorge un volume de fumée, et celui d'une description enflammée. Puis, en posant un linge de lin sur un pot d'eau, en y jetant (en même temps) une quantité de charbons ardents, (le magicien) garde le linge de lin inutilisé. Créant aussi l'obscurité dans la maison, (le sorcier) prétend qu'il peut introduire des dieux ou des démons ; et si quelqu'un lui demande de montrer Esculape, il utilise une invocation formulée en ces termes:-

L'enfant une fois tué, une fois encore de Phoebus immortel fait,

J'appelle à venir, et à aider mes rites sacrificiels ;

Qui, aussi, une fois les innombrables tribus de morts fugitives,

Dans les foyers toujours endeuillés du Tartare tout entier,

Le fatal brasseur d'ondes, et l'inondation d'encre

Surmonter, où toute la moisissure mortelle doit flotter,

Déchiré, au bord du lac, avec des chagrins et des malheurs sans fin,

Vous avez été arraché à la sombre Proserpine.

Ou si le siège de la Sainte Thrace que vous hantez, ou la belle

Pergame, ou en plus de l'Epidaure ionien,

Le chef des voyants, ô Dieu heureux, vous invite ici.



Chapitre 33. L'Esculape brûlant ; les tours de feu.


Mais après qu'il ait cessé de prononcer ces plaisanteries, un Esculape ardent apparaît sur le sol. Puis, plaçant au milieu un pot rempli d'eau, il invoque toutes les divinités, et elles sont présentes. Car quiconque jette un coup d'œil dans la marmite les verra toutes, et Diana conduira ses chiens de chasse. Nous n'hésiterons pas, cependant, à raconter le récit (des dispositifs) de ces hommes, comment ils tentent (d'accomplir leur jonglerie). Car (le magicien) pose sa main sur le chaudron de poix, qui est pour ainsi dire en ébullition ; et en y jetant (en même temps) du vinaigre, de la nitre et de la poix humide, il allume un feu sous le chaudron. Mais le vinaigre, mélangé au nitre, en recevant un petit apport de chaleur, déplace la poix, de sorte que les bulles remontent à la surface et donnent un semblant de bouillonnement (pot). Le (sorcier), cependant, se lave auparavant fréquemment les mains dans la saumure ; la conséquence étant que le contenu du chaudron ne le brûle pas beaucoup, bien qu'en réalité il soit en ébullition. Mais si, après s'être enduit les mains d'une teinture de myrte, de nitre et de myrrhe, ainsi que de vinaigre, il les lave fréquemment à la saumure, il n'est pas brûlé et il ne se brûle pas les pieds, à condition de les enduire d'isinglass et de salamandre.

En ce qui concerne, cependant, la brûlure comme un cône de la pyramide, bien que composée de pierre, la cause en est la suivante. La terre crayeuse est façonnée en forme de pyramide, mais sa couleur est celle d'une pierre blanche comme le lait, et elle est préparée selon cette méthode. Après avoir oint le morceau d'argile avec beaucoup d'huile, et l'avoir mis sur des charbons, et l'avoir cuit, en l'enduisant de nouveau, et en le brûlant une deuxième et une troisième fois, et fréquemment, (le sorcier) s'arrange pour qu'il puisse être brûlé, même s'il doit le plonger dans l'eau ; car il contient en lui-même une abondance d'huile. Le foyer, cependant, s'allume spontanément, tandis que le magicien verse une libation, en ayant du temps au lieu de la cendre qui brûle en dessous, et de l'encens raffiné et une grande quantité d'étoupe, et un paquet de cierges oints et de noix de galle, creux à l'intérieur, et alimenté en feu (dissimulé). Et après un certain délai, (le sorcier) fait (la pyramide) émettre de la fumée par la bouche, à la fois en mettant du feu dans la noix de galle, et en l'encerclant avec de l'étoupe, et en soufflant dans la bouche. Le tissu de lin, cependant, qui a été placé autour du chaudron, (et) sur lequel il dépose les charbons, en raison de la saumure sous-jacente, ne serait pas brûlé ; de plus, il a lui-même été lavé à la saumure, puis enduit du blanc d'un œuf, avec de l'alun humide. Et si, de même, on y mélange le jus de poire avec du vinaigre, et qu'on l'a longtemps frotté (avec cette préparation), après avoir été lavé dans ce médicament, il continue tout à fait à l'épreuve du feu.



Chapitre 34. L'illusion des lettres scellées ; l'objet du détail de ces jongleries.


Après avoir expliqué succinctement les pouvoirs des arts secrets pratiqués par ces (magiciens), et montré leur plan facile pour l'acquisition de la connaissance, nous ne sommes pas disposés à passer sous silence le point suivant, qui est nécessaire - comment, en perdant les sceaux, ils restaurent les lettres scellées, avec les sceaux eux-mêmes. Ils font fondre de la poix, de la résine et du soufre, et en outre de l'asphalte, en parts égales, (et) en formant la pommade en une figure, ils la gardent par eux. Mais lorsqu'il est temps de détacher un petit comprimé, enduisant d'huile leur langue, puis que celle-ci oint le sceau, (et) chauffant la drogue à feu modéré, (les sorciers) le placent sur le sceau ; et ils le laissent là jusqu'à ce qu'il ait acquis une consistance complète, et ils l'utilisent dans cet état comme sceau. Mais ils disent aussi que la cire elle-même avec de la gomme de bois de sapin possède une puissance similaire, ainsi que deux parties de mastich avec une partie d'asphalte sec. Mais le soufre en soi a aussi un effet tolérable sur l'effet, et la fleur du gypse filtré à l'eau et de la gomme. Ce dernier mélange répond aussi admirablement bien aux besoins d'étanchéité du plomb fondu. Et ce qui est accompli par la cire toscane, les déchets de résine, la poix, l'asphalte, le mastic et le spath en poudre, tous bouillis ensemble en proportions égales, est supérieur au reste des drogues que j'ai mentionnées, tandis que ce qui est accompli par la gomme n'est pas inférieur. C'est ainsi qu'ils tentent de rompre les scellés, en s'efforçant d'apprendre les lettres qui y sont écrites.

J'ai cependant hésité à raconter ces artifices dans ce livre, car j'ai perçu le danger que, peut-être, un knavet, prenant l'occasion (d'après mon récit), puisse tenter (de pratiquer ces jongleries). La sollicitude, cependant, pour de nombreux jeunes, qui pourraient être préservés de telles pratiques, m'a persuadé d'enseigner et de publier, par souci de sécurité, (les déclarations précédentes). En effet, si une personne peut s'en servir pour s'instruire dans le mal, une autre personne, en étant instruite (dans ces pratiques), sera préservée de ces pratiques. Et les magiciens eux-mêmes, corrupteurs de la vie, auront honte d'exercer leur art. Et en apprenant ces points que nous avons déjà élucidés, ils seront peut-être retenus de leur folie. Mais pour que ce sceau ne soit pas brisé, laissez-moi le sceller avec du lard de porc et des poils mélangés à de la cire.



Chapitre 35. La divination par un chaudron ; l'illusion de démons ardents ; le spécimen d'une invocation magique.


Mais je ne me tairai pas non plus en ce qui concerne ce morceau de friponnerie de ces (sorciers), qui consiste en la divination au moyen du chaudron. Car, en faisant une chambre fermée, et en oignant le plafond de cyanus pour l'usage actuel, ils introduisent certains vaisseaux de cyanus, et les étirent vers le haut. Le chaudron, cependant, rempli d'eau, est placé au milieu sur le sol ; et le reflet du cygne qui tombe sur lui, présente l'aspect du ciel. Mais le sol présente également une certaine ouverture cachée, sur laquelle le chaudron est posé, ayant été (auparavant, alimenté par un fond de cristal, alors que lui-même est composé de pierre. En dessous, cependant, sans que les spectateurs ne le remarquent, se trouve un compartiment dans lequel les complices, qui s'assemblent, apparaissent investis des figures de dieux et de démons que le magicien souhaite exposer. En les voyant, le dupe s'étonne de la ruse du magicien et croit ensuite tout ce qu'il est susceptible de dire. Mais (le sorcier) produit un démon brûlant, en traçant sur le mur la figure qu'il souhaite, puis en l'enduisant secrètement d'une drogue mélangée de cette manière, à savoir de l'asphalte laconien et zacynthien - tandis qu'ensuite, comme sous l'influence de la frénésie prophétique, il déplace la lampe vers le mur. La drogue, cependant, est brûlée avec une splendeur considérable. Et qu'un Hécate fougueux semble faire carrière dans l'air, il s'arrange pour suivre le mode suivant. Il dissimule un certain complice dans un endroit qu'il souhaite, (et) en mettant de côté ses dupes, il les persuade (de se croire), en prétendant qu'il exhibera un démon enflammé chevauchant dans les airs. Il les exhorte à garder les yeux fixés jusqu'à ce qu'ils voient la flamme dans l'air, et qu'ensuite, se voilant, ils tombent sur leur visage jusqu'à ce que lui-même les appelle. Et après leur avoir donné ces instructions, il parle ainsi, par une nuit sans lune, en vers : -

Bombo infernal, terrestre et céleste, viens !

Saint des rues, et brillant, qui s'égare dans la nuit ;

Ennemi du rayonnement, mais ami et compagnon des ténèbres ;

Dans le hurlement des chiens qui se réjouissent, et dans le sang pourpre,

Des cadavres pataugeant au milieu de tombes de poussière sans vie,

L'envie de sang, la peur qui convulse les hommes.

Gorgo, et Mormo, et Luna, et de nombreuses formes,

Viens, propice, à nos rites sacrificiels !



Chapitre 36. Mode de gestion d'une apparition.


Et en prononçant ces mots, on voit le feu porté par l'air ; mais les (spectateurs) étant horrifiés par l'étrange apparition, (et) se couvrant les yeux, se jettent sans voix sur la terre. Mais le succès de l'artifice est renforcé par le dispositif suivant. Le complice dont j'ai parlé comme étant dissimulé, lorsqu'il entend l'incantation s'arrêter, tenant un cerf-volant ou un faucon enveloppé d'une remorque, y met le feu et le libère. L'oiseau, cependant, effrayé par la flamme, est porté en l'air, et effectue un vol (proportionnellement) plus rapide, que ces personnes trompées en train de regarder, se dissimulent, comme si elles avaient vu quelque chose de divin. La créature ailée, cependant, tourbillonnant autour du feu, est portée partout où le hasard le permet, et brûle maintenant les maisons, et maintenant les cours. Telle est la divination des sorciers.



Chapitre 37. Apparition illusoire de la Lune.


Et ils font apparaître la lune et les étoiles au plafond de cette manière. Dans la partie centrale du plafond, après avoir fixé un miroir, en plaçant un plat rempli d'eau de manière égale (avec le miroir) dans la partie centrale du plancher, et en plaçant à un endroit central également une bougie, émettant une faible lumière d'une position plus élevée que le plat - de cette façon, par réflexion, (le magicien) fait apparaître la lune près du miroir. Mais souvent, aussi, ils suspendent au plafond, à distance, un tambour, mais qui, étant recouvert d'un vêtement, est caché par le complice, afin que (le corps céleste) n'apparaisse pas avant le moment (approprié). Ensuite, en plaçant une bougie (à l'intérieur du tambour), lorsque le magicien donne le signal au complice, il enlève une partie de la couverture qui peut être suffisante pour réaliser une imitation représentant la figure de la lune telle qu'elle est à ce moment précis. Il enduit cependant les parties lumineuses du tambour avec du cinabre et de la gomme à mâcher ; et, après avoir entouré le cou et le fond d'un drapeau de verre prêt à l'emploi, il y met une bougie et place autour d'elle certains des artifices nécessaires pour faire briller les figures, que l'un des complices a dissimulés en hauteur ; et à la réception du signal, il jette les artifices par-dessus, de manière à faire apparaître la lune descendant du ciel.

Et le même résultat est obtenu au moyen d'une jarre dans les localités sylvestres. Car c'est au moyen d'un bocal que les tours dans une maison sont réalisés. Pour avoir dressé un autel, on place ensuite sur la jarre une lampe allumée ; mais lorsqu'il y a un plus grand nombre de lampes, on n'affiche pas cette vue. Après cela, l'enchanteur invoque la lune, il ordonne d'éteindre toutes les lumières, mais de laisser celle ci légèrement allumée ; puis la lumière, celle qui jaillit de la jarre, se reflète sur le plafond, et fournit aux personnes présentes une représentation de la lune ; l'ouverture de la jarre étant maintenue couverte pendant le temps qu'il semble nécessaire, afin que la représentation de la pleine lune soit exposée au plafond.



Chapitre 38. Apparition illusoire des étoiles.


Mais les écailles des poissons - par exemple, l'hippocampe - font apparaître les étoiles ; les écailles étant trempées dans un mélange d'eau et de gomme, et fixées au plafond par intervalles.



Chapitre 39. Imitation d'un tremblement de terre.


La sensation d'un tremblement de terre qu'ils provoquent de telle manière que tout semble mis en mouvement ; ou encore la durée d'une belette brûlée avec un aimant sur des charbons (a cet effet).



Chapitre 40. Le tour du foie.


Et ils exposent un foie qui semble porter une inscription de cette manière. De la main gauche, il écrit ce qu'il veut, en l'annexant à la question, et les lettres sont tracées avec du jus de bile et du vinaigre fort. Puis il prend le foie, le retient dans la main gauche, il fait un délai, puis il enlève l'impression, et il est censé avoir, pour ainsi dire, une inscription dessus.



Chapitre 41. Faire parler un crâne.


Mais en posant un crâne sur le sol, ils le font parler de cette manière. Le crâne lui-même est fabriqué à partir de la calotte d'un bœuf ; et une fois façonné à la forme requise, au moyen de cire étrusque et de gomme préparée, (et) lorsque cette membrane est placée autour, elle présente l'apparence d'un crâne, qui semble parler à tous lorsque l'appareil fonctionne ; de la même manière que nous l'avons expliqué dans le cas des jeunes (accompagnateurs), lorsque, s'étant procuré la trachée d'une grue, ou d'un animal à long cou de ce genre, et l'attachant secrètement au crâne, le complice prononce ce qu'il veut. Et lorsqu'il désire (le crâne) devenir invisible, il apparaît comme s'il brûlait de l'encens, en plaçant autour de lui (à cette fin) une quantité de charbons ; et lorsque la cire prend la chaleur de ceux-ci, elle fond, et de cette façon le crâne est censé devenir invisible.



Chapitre 42. La fraude des pratiques précédentes ; leur lien avec l'hérésie.


Ce sont les actes des magiciens, et il en existe d'innombrables autres (tours) qui travaillent sur la crédulité des dupes, par des paroles justes et équilibrées, et l'apparence d'actes plausibles. Et les hérésiaires, étonnés par l'art de ces (sorciers), les ont imités, en partie en délivrant leurs doctrines dans le secret et les ténèbres, et en partie en avançant (ces principes) comme étant les leurs. C'est pourquoi, désireux d'avertir la multitude, nous avons été d'autant plus attentifs, afin de ne négliger aucun des expédients pratiqués par les magiciens, à ceux qui pourraient être disposés à être trompés. Nous avons cependant été entraînés, non sans raison, dans le détail de certains des secrets (mystères) des sorciers, qui ne sont pas très nécessaires, certes, en référence au sujet pris en main ; cependant, dans le but de se prémunir contre l'art villageois et incohérent des magiciens, on peut supposer qu'ils sont utiles. C'est pourquoi, dans la mesure du possible, nous avons expliqué les opinions de tous (spéculateurs), en accordant une attention particulière à l'élucidation des opinions présentées comme des nouveautés par les hérésiaires ; (opinions) qui, en ce qui concerne la piété, sont futiles et fallacieuses, et qui ne sont pas, même entre elles, peut-être jugées dignes d'une considération sérieuse. (Ayant poursuivi cette enquête), il semble opportun de rappeler, par le biais d'un discours compensé, les déclarations de mémoire (du lecteur) qui ont été faites précédemment.



Chapitre 43. Récapitulation des théologies et des cosmogonies ; système des Perses ; des Babyloniens ; la notion égyptienne de déité ; leur théologie basée sur une théorie des nombres ; leur système de cosmogonie.


Parmi tous ceux qui, à travers la terre, en tant que philosophes et théologiens, ont mené des recherches, a prévalu la diversité d'opinion concernant la Déité, quant à son essence ou sa nature. Certains affirment qu'il est le feu, d'autres l'esprit et d'autres encore l'eau, tandis que d'autres encore disent qu'il est la terre. Et chacun des éléments souffre d'une certaine déficience, et l'un est adoré par l'autre. Pour les sages du monde, cela s'est cependant produit, ce qui est évident pour les personnes possédant une intelligence ; (je veux dire) qu'en voyant les œuvres prodigieuses de la création, ils se sont trompés en respectant la substance des choses existantes, supposant que celles-ci étaient trop vastes pour admettre de dériver la génération d'un autre, et en même temps (affirmant) que ni l'univers lui-même n'est Dieu. En ce qui concerne la théologie, ils déclaraient cependant une seule cause pour les choses qui relèvent de la connaissance de la vision, chacun supposant la cause qu'il jugeait la plus raisonnable ; et ainsi, en regardant les objets faits par Dieu, et ceux qui sont les plus insignifiants par rapport à Sa majesté écrasante, ne pouvant cependant pas étendre l'esprit à la grandeur de Dieu tel qu'Il est vraiment, ils déifiaient ceux-ci (les oeuvres du monde extérieur).

Mais les Perses, supposant qu'ils avaient pénétré davantage dans les confins de la vérité, ont affirmé que la Déité est lumineuse, une lumière contenue dans l'air. Les Babyloniens, quant à eux, ont affirmé que la divinité est sombre, ce qui, selon eux, est la conséquence de l'autre ; car le jour suit la nuit, et la nuit le jour. Mais les Égyptiens, qui se croient plus anciens que tous, ne parlent-ils pas de la puissance de la divinité ? (Ce pouvoir qu'ils estiment par) le calcul de ces intervalles des parties (du zodiaque ; et, comme si) par une inspiration des plus divines, ils affirmaient que la Déité est une monade indivisible, à la fois elle-même génératrice, et qu'à partir de cela ont été formées toutes choses. Par exemple, la monade, superposée à elle-même, engendre le duad ; et de la même manière, lorsqu'elle est superposée (en duad, triade, etc.), elle produit la triade et le tétrade, jusqu'à la décennie, qui est le début et la fin des nombres. C'est pourquoi la première et la dixième monade sont générées, parce que la décennie est équipollente, et est comptabilisée comme une monade, et (parce que) cette fois multipliée par dix deviendra une centaine, et redeviendra une monade, et la centaine multipliée par dix produira un millier, et ce sera une monade. De cette manière, le millier multiplié par dix constitue également la somme totale d'une myriade ; de la même manière, ce sera une monade. Mais en comparant des quantités indivisibles, les nombres apparentés de la monade comprennent 3, 5, 7, 9.

Il y a aussi, cependant, une relation plus naturelle d'un nombre différent à la monade, selon la disposition de l'orbite de six jours, (c'est-à-dire) du duad, selon la position et la division des nombres pairs. Mais le nombre pair est 4 et 8. Ceux-ci, cependant, en prenant de la monade des nombres une idée de la vertu, ont progressé jusqu'aux quatre éléments ; (je fais allusion), bien sûr, à l'esprit, et au feu, et à l'eau, et à la terre. Et parmi ceux-ci, ayant fait le monde, (Dieu) l'a encadré comme un ermaphrodite, et a alloué deux éléments pour l'hémisphère supérieur, à savoir l'esprit et le feu ; et c'est ce qu'on appelle l'hémisphère de la monade, (un hémisphère) bienfaisant, et ascendant, et masculin. Car, étant composée de petites particules, la monade s'élève dans la partie la plus raréfiée et la plus pure de l'atmosphère ; et les deux autres éléments, la terre et l'eau, étant plus grossiers, il les attribua au duad ; et c'est ce qu'on appelle l'hémisphère descendant, à la fois féminin et malicieux. Et de même, encore une fois, les éléments supérieurs eux-mêmes, lorsqu'on les compare les uns aux autres, comprennent l'un dans l'autre à la fois le mâle et la femelle pour la fécondité et l'accroissement de la création entière. Et le feu est masculin, et l'esprit féminin. Et encore une fois, l'eau est masculine et la terre est féminine. Ainsi, dès le début, le feu s'est associé à l'esprit, et l'eau à la terre. Car, de même que le pouvoir de l'esprit est le feu, de même celui de la terre est l'eau ; ... et les éléments eux-mêmes, lorsqu'ils sont calculés et résolus par soustraction des ennéades, se terminent correctement, certains d'entre eux au masculin, et d'autres au féminin. Et, encore une fois, l'ennéade est soustraite pour cette cause, parce que les trois cent soixante parties de l'ensemble (du cercle) sont constituées d'ennéades, et pour cette raison les quatre régions du monde sont circonscrites par quatre-vingt-dix parties parfaites. Et la lumière a été appropriée à la monade, et l'obscurité au duad, et la vie à la lumière, selon la nature, et la mort au duad. Et à la vie (a été appropriée) la justice ; et à la mort, l'injustice. C'est pourquoi tout ce qui est généré parmi les nombres masculins est bénéfique, alors que ce qui est (produit) parmi les nombres féminins est malicieux. Par exemple, ils poursuivent leurs calculs ainsi : la monade - que nous pouvons commencer à partir de là - devient 361, qui (les nombres) se terminent en monade par la soustraction de l'ennéade. De la même manière, comptez donc : Le duad devient 605 ; on enlève les ennéades, il se termine par un duad, et chacun revient à sa propre fonction.



Chapitre 44. La théorie égyptienne de la nature ; leurs amulettes.


Pour la monade, donc, comme étant bienfaisante, ils affirment qu'il y a par conséquent des noms ascendants, et bienfaisants, et masculins, et soigneusement observés, se terminant par un nombre impair ; alors que ceux se terminant par le nombre pair ont été supposés être à la fois descendants, et féminins et malveillants. Car ils affirment que la nature est faite de contraires, à savoir le mal et le bien, comme la droite et la gauche, la lumière et les ténèbres, la nuit et le jour, la vie et la mort. Et de plus, ils font cette affirmation, qu'ils ont calculé le mot Déité, (et constaté qu'il redevient un pentade avec une ennéade soustraite). Or ce nom est un nombre pair, et lorsqu'il est écrit (sur un matériau quelconque), ils l'attachent au corps, et accomplissent des guérisons grâce à lui. De la même manière, une certaine herbe, se terminant par ce nombre, étant pareillement attachée autour (du cadre), fonctionne en raison d'un calcul similaire du nombre. Non, même un médecin guérit les personnes malades par un calcul similaire. Si, toutefois, le calcul est contraire, il ne guérit pas avec facilité. Les personnes qui s'occupent de ces nombres en comptent autant qu'il y en a d'homogènes selon ce principe ; certaines, cependant, en fonction des voyelles uniquement ; d'autres en fonction du nombre entier. Telle est aussi la sagesse des Égyptiens qui, en se vantant, supposent qu'ils connaissent la nature divine.



Chapitre 45. Utilisation des discussions précédentes.


Il semble donc que ces spéculations aient également été suffisamment expliquées par nous. Mais comme je pense n'avoir omis aucune opinion trouvée dans cette Sagesse terrestre et rampante, je perçois que la sollicitude que nous avons déployée sur ces sujets n'a pas été inutile. Car nous constatons que notre discours a été utile non seulement pour réfuter les hérésies, mais aussi en référence à ceux qui nourrissent ces opinions. Or ceux-ci, lorsqu'ils seront confrontés à l'extrême prudence dont nous faisons preuve, seront même frappés d'admiration pour notre sérieux, et ne mépriseront pas notre industrie et ne condamneront pas les chrétiens comme des imbéciles lorsqu'ils discerneront les opinions auxquelles ils ont eux-mêmes stupidement accordé leur foi. Et de plus, ceux qui, désireux d'apprendre, s'adonnent à la vérité, seront aidés par notre discours pour devenir, lorsqu'ils auront appris les principes fondamentaux des hérésies, plus intelligents non seulement pour la réfutation facile de ceux qui ont tenté de les tromper, mais aussi pour que, lorsqu'ils auront pris connaissance des opinions avouées des sages, ils ne soient pas confondus par eux comme le feraient des ignorants, ni ne deviennent les dupes de certains individus agissant comme s'ils étaient issus d'une autorité quelconque ; mais plus encore, ils doivent être sur leurs gardes contre ceux qui se laissent prendre à ces illusions.



Chapitre 46. Les astrothéosophes ; Aratus imité par les hérésiarches ; son système de disposition des étoiles.


Après avoir suffisamment expliqué ces opinions, passons maintenant à l'examen du sujet pris en main, afin que, en prouvant ce que nous avons déterminé concernant les hérésies, et en obligeant leurs (champions) à rendre à ces plusieurs (spéculateurs) leurs principes particuliers, nous puissions montrer les hérésiarches démunis (d'un système) ; et en proclamant la folie de ceux qui sont persuadés (par ces principes hétérodoxes), nous les persuaderons de revenir vers le havre serein de la vérité. Cependant, pour que les déclarations qui vont suivre puissent sembler plus claires aux lecteurs, il convient également de déclarer les opinions avancées par Aratus concernant la disposition des étoiles du ciel. (Et c'est nécessaire), dans la mesure où certaines personnes, assimilant ces (doctrines) à celles déclarées par les Écritures, se convertissent (les écrits sacrés) en allégories, et s'efforcent de séduire l'esprit de ceux qui prêtent attention à leurs (doctrines), les entraînant par des mots plausibles dans l'admission de toutes les opinions qu'ils souhaitent, (et) exhibant une étrange merveille, comme si les affirmations faites par eux étaient fixées parmi les étoiles. Cependant, en regardant attentivement cette merveille extraordinaire, admirateurs comme ils le sont des bagatelles, ils sont fascinés comme un oiseau appelé le hibou, dont il convient de mentionner l'exemple, en raison des déclarations qui vont suivre. L'animal (dont je parle) n'est cependant pas très différent de l'aigle, ni en taille ni en figure, et il est capturé de la manière suivante : - Le chasseur de ces oiseaux, lorsqu'il voit une volée d'oiseaux s'éclairer n'importe où, en serrant les mains, à distance fait semblant de danser, et s'approche donc peu à peu des oiseaux. Mais ceux-ci, frappés d'étonnement par ce spectacle étrange, sont rendus inattentifs à tout ce qui passe autour d'eux. Mais d'autres membres du groupe, qui sont venus dans le pays équipés pour cela, en arrivant par derrière sur les oiseaux, s'accrochent facilement à eux en regardant la danseuse.

C'est pourquoi je souhaite que personne, étonné par les mêmes merveilles de ceux qui interprètent le (aspect du) ciel, ne soit, comme la chouette, emmené en captivité. En effet, la frivolité pratiquée par ces spéculateurs peut être considérée comme de la danse et de la bêtise, mais pas comme la vérité. Aratus, par conséquent, s'exprime ainsi:-

Ils sont aussi nombreux ; ici et là, ils roulent

Jour après jour, sans fin, jamais (c'est-à-dire toutes les étoiles),

Pourtant, ce chiffre ne diminue même pas peu ; mais donc exactement

E'er reste avec l'axe fixe et en équilibre dans chaque partie

La terre se tient à mi-chemin, et le ciel lui-même autour conduit.



Chapitre 47. Opinions des hérétiques empruntées à Aratus.


Aratus dit qu'il y a dans le ciel des étoiles tournantes, c'est-à-dire qui tournent, car d'est en ouest, et d'ouest en est, elles voyagent perpétuellement, (et) en figure orbiculaire. Et il dit qu'elles tournent vers les Ours elles-mêmes, comme un torrent, un monstre énorme et prodigieux, le Serpent, et que c'est ce que le diable dit dans le livre de Job à la divinité, quand (Satan) utilise ces mots : J'ai traversé la terre sous le ciel, et j'ai fait le tour, c'est-à-dire que je me suis retourné, et j'ai pu ainsi examiner les mondes. Car ils supposent que vers le Pôle Nord se trouve le Dragon, le Serpent, du plus haut pôle regardant tout (les objets), et contemplant toutes les œuvres de la création, afin que rien de ce qui se fait n'échappe à son attention. Car bien que toutes les étoiles du firmament se fixent, le pôle de ce (luminaire) seul ne se fixe jamais, mais, en se dirigeant vers le haut de l'horizon, il regarde et observe toutes les choses, et aucune des œuvres de la création, dit-il, ne peut échapper à son attention.

Où principalement

Les paramètres se mêlent et s'élèvent les uns avec les autres.

(Ici Aratus) dit que la tête de cette (constellation) est placée. Car vers l'ouest et l'est des deux hémisphères se trouve la tête du Dragon, afin, dit-il, que rien ne puisse lui échapper dans le même quatuor, ni des objets à l'ouest ni de ceux à l'est, mais que la Bête puisse tout savoir en même temps. Et près de la tête du Dragon elle-même, il y a l'apparition d'un homme, visible à travers les étoiles, dont Aratus fait une image fatiguée, et qui, comme un opprimé du travail, est appelé Engonasis. Aratus affirme alors qu'il ne sait pas ce qu'est ce labeur, et ce qu'est ce prodige qui tourne dans le ciel. Les hérétiques, cependant, souhaitant par le biais de ce récit des astres établir leurs propres doctrines, (et) avec un sérieux plus qu'ordinaire consacrant leur attention à ces (systèmes astronomiques), affirment qu'Engonasis est Adam, selon le commandement de Dieu comme Moïse l'a déclaré, gardant la tête du Dragon, et le Dragon (gardant) son talon. Car ainsi s'exprime Aratus :-

La trace du pied droit du Dragon possédant férocement.



Chapitre 48. Invention de la Lyre ; allégorie de l'apparition et de la position des étoiles ; origine des Phéniciens ; les logos identifiés par Aratus avec la constellation Canis ; influence de Canis sur la fertilité et la vie en général.


Et (Aratus) dit que (les constellations) Lyre et Couronne ont été placées des deux côtés près de lui - maintenant je veux dire l'Engonase, - mais qu'il plie le genou, et étend les deux mains, comme pour confesser un péché. Et que la lyre est un instrument de musique façonné par le Logos alors qu'il est encore tout jeune, et que le Logos est le même que celui que les Grecs appellent Mercure. Et Aratus, en ce qui concerne la construction de la lyre, observe:-

Puis, plus loin, également près du berceau,

Hermès l'a percée et a dit : "Appelez ça de la lyre".

Elle se compose de sept cordes, signifiant par ces sept cordes toute l'harmonie et la construction du monde tel qu'il est mélodiquement constitué. Car en six jours, le monde a été créé, et (le Créateur) s'est reposé sur le septième. Si donc, dit (Aratus), Adam, reconnaissant (sa culpabilité) et gardant la tête de la Bête, selon le commandement de la Déité, imitera la Lyre, c'est-à-dire obéira au Logos de Dieu, c'est-à-dire se soumettra à la loi, il recevra la couronne qui se trouve près de lui. Mais s'il néglige son devoir, il sera précipité vers le bas en compagnie de la Bête qui se trouve en dessous, et aura, dit-il, sa part avec la Bête. Et Engonasis semble, des deux côtés, étendre ses mains, et d'un côté toucher la Lyre, et de l'autre Corona - et c'est sa confession ; - de sorte qu'il est possible de le distinguer au moyen de cette configuration (sidérale) elle-même. Mais Corona est néanmoins tracée contre une autre bête, un Dragon plus petit, qui est la progéniture de celui qui est gardé par le pied de l'Engonase, et qui l'attire de force. Un homme se tient également fermement, saisissant à deux mains, et traînant vers l'espace derrière le Serpent de Corona ; et il ne permet pas à la Bête de toucher Corona. bien qu'il fasse un effort violent pour le faire. Et Aratus le traite d'Anguitenens, parce qu'il limite l'impétuosité du Serpent dans sa tentative d'atteindre Corona. Mais Logos, dit-il, est celui qui, sous la forme d'un homme, empêche la Bête d'atteindre Corona, en compatissant avec celui qui est victime d'un complot du Dragon et de sa progéniture simultanément.

Ces (constellations), les Ours, cependant, dit-il, sont deux hebdomadaires, composés de sept étoiles, images de deux créations. Pour la première création, affirme-t-il, c'est que selon Adam en travail, c'est lui qu'on voit à genoux (Engonasis). La seconde création, en revanche, est celle selon le Christ, par laquelle nous sommes régénérés ; et c'est Anguitenens, qui lutte contre la Bête, et l'empêche d'atteindre Corona, qui est réservée à l'homme. Mais la Grande Ourse est, dit-il, l'Hélice, symbole d'un monde puissant vers lequel les Grecs orientent leur course, c'est-à-dire pour lequel ils sont disciplinés. Et, ballottés par les vagues de la vie, ils poursuivent leur chemin, (ayant en perspective) un tel monde en rotation ou une discipline ou une sagesse qui conduit ceux qui suivent à la poursuite d'un tel monde. Car le terme Hélice semble signifier un certain retournement et une révolution vers les mêmes points. Il existe également une autre petite ourse (Cynosuris), pour ainsi dire une image de la seconde création - celle qui s'est formée selon Dieu. Pour peu de gens, dit-il, il y a ce voyage par le chemin étroit. Mais ils affirment que la Cynosuris est étroite, vers laquelle Aratus dit que les Sidoniens naviguent. Mais Aratus a parlé en partie des Sidoniens, (mais veut dire) des Phéniciens, en raison de l'existence de l'admirable sagesse des Phéniciens. Les Grecs, eux, affirment être des Phéniciens, qui ont migré de (les rives de) la mer Rouge vers ce pays où ils vivent encore aujourd'hui, car c'est l'opinion d'Hérodote. Cynosure, dit-il, est cette (petite) Ourse, la deuxième création ; celle aux dimensions limitées, la voie étroite, et non Hélice. Car il ne les fait pas reculer, mais les fait avancer par un chemin droit, ceux qui le suivent étant (la queue) de Canis. Car Canis est le Logos, en partie gardant et préservant le troupeau contre lequel les loups complotent ; et en partie comme un chien, chassant les bêtes de la création, et les détruisant ; et en partie produisant toutes choses, et étant ce qu'elles expriment par le nom de Cyon (Canis), c'est-à-dire générateur. C'est pourquoi on dit qu'Aratus a parlé de la montée de Canis, s'exprimant ainsi : Quand, cependant, Canis s'est levé, les récoltes ne manquent plus. C'est ce qu'il dit : Les plantes qui ont été mises en terre jusqu'à la période de la montée de Canis, souvent, bien qu'elles n'aient pas encore pris racine, sont encore couvertes d'une profusion de feuilles, et donnent aux spectateurs des indications qu'elles seront productives, et qu'elles semblent pleines de vie, (bien qu'en réalité) n'ayant pas de vitalité en elles-mêmes dès la racine. Mais lorsque la résurrection de Canis a lieu, les vivants sont séparés des morts par Canis ; car toute plante qui n'a pas pris racine, subit réellement une putréfaction. Ce Canis, donc, dit-il, comme étant un certain Logos divin, a été nommé juge des vivants et des morts. Et comme (l'influence de) Canis est observable dans les productions végétales de ce monde, de même dans les plantes de croissance céleste - chez les hommes - on voit le (pouvoir du) Logos. Cynosura, la deuxième création, est donc placée au firmament comme une image de la création du Logos. Le Dragon, cependant, au centre, s'incline entre les deux créations, empêchant une transition de quoi que ce soit de la grande création à la petite création ; et en gardant ceux qui sont fixés dans la (grande) création, comme par exemple Engonasis, en observant (en même temps) comment et de quelle manière chacun est constitué dans la petite création. Et (le Dragon) lui-même est surveillé à la tête, dit-il, par les Anguitenens. Cette image, affirme-t-il, est fixée dans le ciel, étant d'une certaine sagesse pour ceux qui sont capables de la discerner. Si. toutefois, celle-ci est obscure, au moyen d'une autre image, il dit que la création enseigne (aux hommes) à philosopher, à propos de laquelle Aratus s'est exprimé ainsi:-

Aucun de Cepheus Iasidas n'est la misérable couvée.



Chapitre 49. Symbole de la créature ; et de l'esprit ; et des différents ordres d'animaux.


Mais Aratus dit que près de cette (constellation) se trouvent Cepheus, et Cassiepea, et Andromeda, et Perseus, grands linéaments de la création pour ceux qui sont capables de les discerner. Car il affirme que Céphée est Adam, Cassiepea Eve, Androméda l'âme de ces deux-là, Persée le Logos, la progéniture ailée de Jove, et Cetos le monstre comploteur. Ce n'est à aucun d'eux qu'il répare, mais à Andromède seulement, qui escrime la Bête ; de qui, prenant également pour lui Andromède, qui avait été livrée (et) enchaînée à la Bête, le Logos - c'est-à-dire Persée - réalise, dit-on, sa libération. Persée, cependant, est l'axe ailé qui perce les deux pôles au centre de la terre, et qui fait tourner le monde. L'esprit aussi, celui qui est dans le monde, est (symbolisé par) Cycnus, un oiseau - un animal musical près des Ours - type de l'Esprit Divin, parce que lorsqu'il s'approche de la fin même de la vie, il est le seul à pouvoir chanter, en quittant avec bonne espérance la création méchante, (et) en offrant des hymnes à Dieu. Mais les crabes, les taureaux, les lions, les béliers, les chèvres, les chevreaux, et autant d'autres bêtes dont le nom est utilisé pour désigner les étoiles du firmament, sont, dit-il, des images et des exemples à partir desquels la création, sujette au changement, obtenant (les différentes) espèces, devient remplie d'animaux de cette description.



Chapitre 50. La folie de l'astrologie.


En se servant de ces récits, (les hérétiques) pensent tromper autant de personnes que celles qui se consacrent de manière trop stérile aux astrologues, et s'efforcent ainsi de construire un système de religion qui s'écarte largement de la pensée de ces derniers (spéculateurs). C'est pourquoi, bien-aimés, évitons l'habitude d'admirer des bagatelles, garanties par lesquelles l'oiseau (stylisé) le hibou (est capturé). Car ces spéculations et d'autres du même genre sont, pour ainsi dire, dansantes, et non la Vérité. Car les étoiles ne donnent pas non plus ces points d'information ; mais les hommes de leur propre gré, pour la désignation de certaines étoiles, ainsi appelées par des noms, afin qu'elles leur deviennent facilement reconnaissables. Pour quelle ressemblance avec un ours ou un lion, ou un chevreau, ou un homme d'eau, ou Céphée, ou Andromède, ou les spectres qui portent des noms dans l'Hadès, les étoiles qui sont dispersées sur le firmament - car il faut se rappeler que ces hommes, et les titres eux-mêmes, sont apparus bien après l'origine de l'homme - (ce qui, je le dis, est commun entre les deux), que les hérétiques, étonnés de cette merveille, devraient donc s'efforcer au moyen de tels discours de renforcer leurs propres opinions ?



Chapitre 51. Les Hebdomadarii ; Le système des arithméticiens ; Pressés au service de l'hérésie ; Des exemples de, dans Simon et Valentinus ; La nature de l'univers déductible de la physiologie du cerveau.


Mais puisque presque toutes les hérésies (qui ont vu le jour) dans l'art arithmétique ont découvert des mesures d'hebdomadaires et certaines projections d'éons, chacun déchirant l'art différemment, alors que la variation qui prévalait était simplement dans les noms ; et (depuis que) Pythagore est devenu l'instructeur de ces, teinte introduisant des nombres de ce genre parmi les Grecs d'Égypte, il semble opportun de ne pas omettre même ceci, mais, après avoir donné une élucidation complète, d'aborder la démonstration de ces choses que nous nous proposons d'étudier.

Des arithméticiens et des géomètres sont apparus, auxquels Pythagore, en particulier, semble avoir fourni les premiers principes. Et des nombres qui peuvent continuellement progresser à l'infini par multiplication, et des figures, ceux-ci ont dérivé leurs premiers principes, comme pouvant être discernés par la seule raison ; car un principe de géométrie, comme on peut le percevoir, est un point indivisible. Mais c'est à partir de ce point que l'on découvre, par le biais de l'art, la génération de figures sans fin à partir de ce point. En effet, le point dessiné en longueur devient une ligne, après avoir été ainsi prolongé, ayant un point pour son extrémité. Et une ligne s'écoulant en largeur engendre une surface, et les limites de la surface sont des lignes ; mais une surface s'écoulant en largeur devient un corps, et quand ce qui est solide a ainsi dérivé l'existence du plus petit point, la nature d'un corps énorme est constituée ; et c'est ce que Simon exprime ainsi : Le petit sera grand, étant comme un point, et le grand illimité. Cela coïncide avec la doctrine géométrique du point.

Mais de l'art arithmétique, qui par composition contient la philosophie, le nombre est devenu un premier principe, qui est une (entité) indéfinissable et incompréhensible, comprenant en soi tous les nombres qui peuvent continuer à l'infini par agrégation. Mais la première monade est devenue un principe, selon la substance, des nombres, qui (principe) est une monade masculine, pro-créant paternellement tout le reste des nombres. Deuxièmement, le duad est un nombre féminin, qui par les arithméticiens est aussi lui-même dénommé pair. Troisièmement, la triade est un nombre masculin ; c'est également la coutume habituelle des arithméticiens de donner un style impair. En plus de tout cela, la tétrade est un nombre féminin ; et ce même nombre, parce qu'il est féminin, est également appelé pair. Tous les nombres, donc, pris de manière générique, sont quatre - le nombre, cependant, en ce qui concerne le genre, est indéfini - à partir desquels, selon leur système, se forme le nombre parfait - je veux dire la décennie. Pour un, deux, trois, quatre, deviennent dix - comme cela a été prouvé précédemment - si la dénomination correcte est préservée, selon la substance, pour chacun des nombres. C'est le quaternion sacré, selon Pythagore, ayant en lui-même des racines d'une nature sans fin, c'est-à-dire tous les autres nombres ; pour onze, et douze, et le reste, dérivent le principe de génération à partir de la dizaine. De cette décennie - le nombre parfait - il y a quatre parties - nombre, monade, puissance, cube - dont les connexions et les mélanges ont lieu pour la génération de l'augmentation, selon la nature complétant le nombre productif. Car lorsque le carré est multiplié en lui-même, il devient un biquadratique ; mais lorsque le carré est multiplié en cube, il devient le produit d'un quadratique et d'un cube ; mais lorsque le cube est multiplié en cube, il devient le produit d'un cube multiplié par un cube. C'est pourquoi tous les nombres sont sept ; afin que la génération des choses produites soit à partir de l'hebdomadaire - qui est nombre, monade, puissance, cube, biquadratique, produit de la quadratique multiplié par le cube, produit du cube multiplié par le cube.

De cet hebdomadaire, Simon et Valentinus, après avoir modifié les noms, ont détaillé de merveilleuses histoires, d'où l'adoption hâtive d'un système pour eux-mêmes. Car Simon emploie ainsi ses dénominations : Esprit, Intelligence, Nom, Voix, Ratiocination, Réflexion ; et Celui qui s'est tenu, se tient, se tiendra. Et Valentinus (les énumère ainsi) : Esprit, Vérité, Parole, Vie, Homme, Eglise et Père, comptés avec ceux-ci, selon les mêmes principes que ceux avancés par les cultivateurs de la philosophie arithmétique. Et (les hérésiaires) admirant, comme si elle était inconnue de la multitude, (cette philosophie, et) la suivant, ont élaboré des doctrines hétérodoxes conçues par eux-mêmes.

Certains, en effet, tentent également de former les hebdomadaires à partir de la médecine (art), s'étonnant de la dissection du cerveau, affirmant que la substance de l'univers et le pouvoir de la procréation et de la divinité pouvaient être déterminés à partir de la disposition du cerveau. Car le cerveau, étant la partie dominante de tout le corps, reste calme et impassible, contenant en lui l'esprit. Un tel récit n'est donc pas incroyable, mais diffère largement des conclusions que ces (hérétiques) tentent d'en déduire. En effet, le cerveau, lors de sa dissection, contient ce que l'on peut appeler une chambre voûtée. Et de part et d'autre de celle-ci se trouvent de fines membranes, qu'ils appellent de petites ailes. Celles-ci sont doucement déplacées par l'esprit, et à leur tour propulsent vers le cervelet l'esprit qui, en passant par un certain vaisseau sanguin comme un roseau, avance vers la glande pinéale. Et près de là se trouve l'entrée du cervelet, qui admet le courant de l'esprit, et le distribue dans ce qui est appelé la moelle épinière. Mais à partir de là, toute la charpente participe à l'énergie spirituelle, dans la mesure où toutes les artères, comme une branche, sont fixées sur ce vaisseau sanguin, dont l'extrémité se termine dans les vaisseaux sanguins génitaux, d'où sont sécrétées (dans les glandes séminales) toutes les graines (animales) qui vont du cerveau à la longe. La forme du cerveau est cependant semblable à la tête d'un serpent, à propos de laquelle une discussion prolongée est entretenue par les professeurs de connaissances, faussement nommés, comme nous le prouverons. Six autres ligaments de couplage sortent du cerveau, qui, en faisant le tour de la tête, et ayant leur terminaison dans (la tête) elle-même, maintiennent les corps ensemble ; mais le septième (ligament) va du cervelet aux parties inférieures du reste du cadre, comme nous l'avons déclaré.

Et à ce propos, il y a une discussion élargie, d'où l'on constatera que Simon et Valentinus ont tous deux tiré de cette source des points de départ pour leurs opinions, et, bien qu'ils ne le reconnaissent pas, qu'ils sont d'abord des menteurs, puis des hérétiques. Depuis lors, il semble que nous ayons suffisamment expliqué ces principes et que toutes les opinions réputées de cette philosophie terrestre aient été rassemblées dans quatre livres ; il semble opportun de passer à l'examen des disciples de ces hommes, ou plutôt de ceux qui se sont furtivement appropriés leurs doctrines.